Le gouvernement algérien a annoncé la décision de mettre fin à l’accord conclu avec la France concernant l’exemption mutuelle de visas de séjour de courte durée pour les détenteurs de passeports diplomatiques ou de service, signé à Alger en décembre 2013.
Cette décision, publiée au journal officiel le 17 septembre courant, fait suite à une notification officielle adressée par le ministère algérien des Affaires étrangères à l’ambassade de France à Alger le 7 août dernier. Les informations publiées indiquent que l’Algérie a également décidé, à partir du 7 août dernier, de soumettre les ressortissants français détenteurs de passeports diplomatiques ou de service aux exigences de visa, en réaction à la suspension par la France dudit accord. Cette mesure révèle une escalade diplomatique sévère entre les deux pays, la relation entre l’Algérie et Paris étant marquée par des tensions croissantes depuis plusieurs années, sur fond de différents dossiers politiques, économiques, historiques et stratégiques. Des observateurs estiment que la décision, par laquelle l’Algérie tente de forcer la France à la détente, pourrait avoir des conséquences inverses, les dirigeants parisiens étant susceptibles d’annuler ou de réviser l’accord de migration entre les deux pays, ce qui constitue la plus grande crainte du « Palais El Mouradia ».





