Hibapress / Le Monde
Cette « transmission spontanée d’information » a été effectuée à partir d’informations trouvées en source ouverte par des magistrats français, en marge d’une autre enquête sur le réseau social X, propriété du milliardaire, qui a qualifié les procureurs parisiens d’« attardés mentaux ».
Elon Musk a-t-il cherché à gonfler artificiellement l’utilisation de son réseau social X en vue d’une prochaine introduction en Bourse ? C’est en tout cas la conviction des magistrats de la section cyber du parquet de Paris, a appris Le Monde vendredi 20 mars. Mardi 17 mars, ils ont adressé deux signalements : le premier au gendarme de la Bourse américaine, la Securities and Exchange Commission (SEC), le second auprès du ministère de la justice américain (DoJ).
Ce geste de coopération judiciaire envers le DoJ – appelé « transmission spontanée d’information » – est justifié par des faits dont les magistrats français ont eu connaissance en marge d’une procédure ouverte en France contre le réseau social au début de 2025. Cette enquête, toujours en cours, s’intéresse notamment à la recommandation algorithmique de contenus par l’application, supposément biaisée, et à la création de deepfakes – ces photographies générées par l’intelligence artificielle de X.





