HIBAPRESS – Abdel Latif Baraka
La Faculté des Sciences Juridiques, Économiques et Sociales (FSJES) de l'Agdal à Rabat, affiliée à l'Université Mohammed V de Rabat, a abrité en début de semaine un colloque scientifique national sous le titre : « L'autonomie dans le Sahara marocain : fondements théoriques et mécanismes d'application – Approches académiques », organisé par le Département de Droit Public et Sciences Politiques en partenariat avec le Master en Droit International et Pratique Diplomatique.
Ce rassemblement scientifique a été organisé dans le contexte des transformations rapides que connaît le dossier du Sahara marocain, notamment suite à la décision du Conseil de sécurité n° 2797 du 31 octobre 2025, qui a consacré l'autonomie sous souveraineté marocaine comme solution unique et réaliste pour mettre fin à un conflit qui dure depuis plus de cinq décennies, plaçant l'initiative marocaine au cœur du processus onusien en tant que référence exclusive pour le débat.
Dans ce cadre, les interventions scientifiques ont souligné que cette décision constitue un tournant stratégique dans le traitement international de la question, comme l'a confirmé le Roi Mohammed VI dans un discours précédent, appelant à saisir cette opportunité historique, que ce soit par les populations des camps de Tindouf pour contribuer à la gestion de leurs affaires locales au sein de la patrie, ou par le renouvellement de l'appel à l'Algérie pour ouvrir une nouvelle page basée sur le dialogue et la construction de la confiance.
Le colloque a également abordé les efforts déployés par le Maroc pour mettre en œuvre cette orientation, par la mise à jour de l'initiative d'autonomie et sa transformation en un document juridique intégré, comportant des fondements constitutionnels et institutionnels clairs, incluant l'organisation des pouvoirs, les mécanismes de contrôle, les régimes financier et fiscal, ainsi que des mesures d'intégration et de réconciliation, renforçant ainsi la crédibilité de la proposition au niveau international.
Le colloque a été l'occasion d'examiner les différentes dimensions de ce chantier stratégique, à travers des axes portant sur les développements du dossier à la lumière de la résolution onusienne, les opportunités d'application constitutionnelle et juridique de l'autonomie, ainsi que ses enjeux géopolitiques et de développement, sans oublier les défis liés à sa mise en œuvre sur le terrain.
Les participants se sont également penchés sur la dynamique diplomatique qui a suivi la décision onusienne, qui s'est matérialisée par des consultations internationales durant les premiers mois de l'année 2026, rassemblant les parties concernées sous l'égide des Nations Unies, en vue de discuter des mécanismes de mise en œuvre du plan d'autonomie.
Selon les observateurs, cette nouvelle étape constitue un véritable test quant à la sérieux des parties concernées à s'engager dans une solution politique définitive, alors que le Maroc réaffirme sa disponibilité constante à tourner la page de ce conflit artificiel, dans le cadre du respect de sa souveraineté nationale et du renforcement de la stabilité et de la coopération au niveau régional.





