Rasid Talbi El Othmani, membre du bureau politique du Rassemblement National des Indépendants (RNI), a estimé qu'il existe une différence claire entre la politique des réalisations et la politique du « bon coup », et entre ceux qui jouent sur la flatterie et ceux qui cherchent des solutions, soulignant que certains partis vivent dans le passé, ce qui explique leur disparition lors des élections de 2021.
Lors d'un atelier de l'université d'été des jeunes du RNI aujourd'hui à Agadir, en présence du chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, et du président du parti, Mohamed Chouki, Talbi El Othmani a souligné que le RNI est responsable de proposer des solutions aux phénomènes sociétaux, mais pas à toutes les questions soulevées, car les solutions restent encadrées par des contraintes, notamment celle d'éviter la division de la société comme le cherchent certaines composantes partisanes, ainsi que par les contraintes du contexte général interne et externe, étant donné que les circonstances dictent la mise en œuvre des solutions. Il a ajouté que les exigences de l'État encadrent également la proposition et la mise en œuvre des solutions. Il a affirmé que la légitimité de la réalisation peut être atteinte par la conciliation entre ces éléments. Talbi El Othmani a également salué le travail des jeunes du parti au niveau du gouvernement, du parlement, des collectivités locales et autres, indiquant que 26 jeunes du parti sont entrés à la Chambre des représentants durant la législature actuelle.
Le conférencier a insisté sur le fait que le parti continuera à soutenir les jeunes pour qu'ils accèdent à des postes de responsabilité, soulignant que le rôle des jeunes consiste à poser des questions, puis à transmettre la culture du RNI aux générations futures, qui repose sur plusieurs fondements, notamment les valeurs de « tamaghrébit », affirmant que « les Marocains se réjouissent ensemble et souffrent ensemble, et c'est le Maroc dans lequel nous avons grandi et que nous voulons pour l'avenir ».
Le dirigeant du RNI a également indiqué que son parti est le premier parti à avoir présenté un programme mesurable et basé sur des chiffres et non seulement sur des principes généraux, et ce depuis 2017, estimant que ces chiffres permettent d'évaluer le bilan gouvernemental sur la base de données chiffrées mesurables et incontestables, comme c'est le cas pour ce qui a été accompli dans le domaine de la mise en œuvre du soutien social direct et de la protection sociale, ou encore de l'amélioration de la croissance économique.
En conclusion de son intervention, Talbi El Othmani a exhorté les citoyens à activer leur pensée critique, car tout ce qui est publié ou dit n'est pas nécessairement vrai.





