HIBAPRESS – Rabat
Avec des mots teintés d'émotion, un jeune Marocain titulaire d'une licence a évoqué une expérience qu'il a qualifiée de douloureuse lors de sa recherche d'opportunités d'emploi. Il a lié sa déception lors d'un entretien d'embauche aux sacrifices de sa mère, qui a emprunté 200 dirhams pour louer un costume officiel, dans l'espoir qu'il fasse bonne impression devant les responsables de l'entreprise.
L'histoire, relayée par les internautes sur les réseaux sociaux à travers une vidéo, ne s'est pas arrêtée à la non-obtention du poste, mais a mis en lumière la dimension humaine qui accompagne le parcours de nombreux jeunes Marocains vers l'indépendance financière et la stabilité professionnelle, surtout lorsque les espoirs des familles et leurs sacrifices deviennent une source supplémentaire de pression psychologique sur leurs enfants.
Selon le récit du jeune homme, il s'est senti lésé après une expérience de sélection professionnelle lors de laquelle il a comparé ses qualifications universitaires à celles d'une autre candidate qui, selon lui, était titulaire du baccalauréat, soulignant que sa tenue courte lui avait assuré l'obtention du poste sans effort.
Ce témoignage a relancé le débat sur les difficultés rencontrées par les diplômés universitaires pour trouver des opportunités d'emploi correspondant à leur formation, ainsi que sur les coûts matériels et moraux qu'ils supportent pendant leur recherche d'emploi, de la préparation des dossiers de candidature au déplacement et à la préparation des entretiens professionnels.





