LE MAROC DOIT PRENDRE EXEMPLE : 08 ANS POUR QUE L’ESPAGNE DEVIENNE CHAMPIONNE DU MONDE FÉMININE 2023

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Jenni Hermoso : « Je ne réalise pas encore »

L’Espagnole Jenni Hermoso est championne du monde après avoir battu l’Angleterre 1-0 en finale et explique ce que cela représente pour elle.

La Roja n’avait participé qu’à trois Coupes du Monde avant de connaître la gloire en Australie et en Nouvelle-Zélande en 2023.

Acte 1 : Canada 2015 et la découverte du haut niveau

Il y a huit ans, l’Espagne débarquait à sa première Coupe du Monde Féminine de la FIFA. La Roja possédait de bonnes joueuses, certaines exilées dans diverses contrées de la planète à la recherche d’un environnement optimal qu’elles ne trouvaient pas dans leur pays.

Les Espagnoles ont abordé Canada 2015 avec l’envie de bien jouer au ballon, comme on leur avait appris à faire depuis qu’elles étaient petites, mais sans grandes prétentions digne du professionnalisme.

Sonia Bermúdez, Erika Vázquez, Natalia Pablos et Ainhoa Tirapu étaient les cadres d’une équipe animée par un sentiment dominant de timidité et pas mal d’appréhension à l’idée de croiser la route des grandes puissances du football international.

Toutefois, ce baptême du feu dans l’épreuve suprême a également été l’occasion, pour les plus jeunes footballeuses de l’effectif, moins timorées que leurs aînées, de découvrir une certaine réalité. Jouer ? Oui, mais pour gagner. Ces jeunes joueuses avaient pour noms Alexia Putellas, Jenni Hermoso et Irene Paredes.

« Jusque-là, les joueuses qui débarquaient en équipe nationale étaient très timides et dans le vestiaire, elles respectaient beaucoup les plus anciennes. Au Canada, nous avons vu que cette génération avait quelque chose de spécial. « Elle était tout aussi respectueuse, mais elle avait aussi énormément de choses à dire », se souvient Natalia Pablos, membre de cette équipe dans laquelle figurait aussi une légende vivante du football espagnol, Vero Boquete.

Deux défaites contre la République de Corée (2-1) et le Brésil (1-0) ainsi qu’un match nul avec le Costa Rica (1-1) ont été synonymes d’élimination dès la phase de groupes, mais les Espagnoles avaient posé les bases d’une croissance à venir.

Acte 2 : France 2019 et l’arrivée d’Aitana Bonmatí

Quatre années plus tard, les joueuses qui avaient frappé à la porte du vestiaire espagnol à Canada 2015 se sont retrouvées dans le rôle de cadres, à accueillir une génération encore plus jeune, celle que le foot féminin espagnol aura vite fait de surnommer la « génération 98 », d’après la date de naissance de ces nouvelles venues au sein de la Roja. Parmi elles se détachaient déjà une jeune joueuse très ambitieuse, désireuse de prouver sa valeur et sa volonté de faire partie des grandes du football international : Aitana Bonmatí.

Dans le vestiaire espagnol de France 2019, la différence d’âge entre les anciennes et les plus jeunes était encore plus réduite, les joueuses les plus âgées de l’effectif ayant à peine plus de 28 ans. La maturité de cette équipe d’Espagne, mais également son talent, lui ont permis d’atteindre les huitièmes de finale, où la Roja s’est inclinée 2-1 contre une équipe des États-Unis future vainqueure de la compétition, emmenée par Megan Rapinoe. Dans ce tournoi, Jenni Hermoso aura été particulièrement brillante, mais pas suffisamment pour permettre aux Ibériques de surmonter l’obstacle américain.

Au-delà de la défaite, les sensations étaient au rendez-vous. « Nous nous sommes rendu compte que nous étions capables de rivaliser avec n’importe qui. Ç’a été un tournant pour nous », se souvient Marta Corredera. « Avec un peu plus d’expérience des matches à élimination directe, nous aurions gagné contre les Américaines. Mais nous n’avons pas su gérer ce match. C’est une chose qui s’apprend avec les années », analyse pour sa part Vicky Losada.

Acte 3 : Australie & Nouvelle-Zélande 2023 et la gloire méritée

L’Espagne est arrivée en Océanie forte de toutes ses expériences passées. Un chemin semé d’embûches, des bagages remplis de connaissances et d’une tempérance que les Espagnoles ont su ajouter au talent déjà présent avant que les résultats ne viennent le confirmer.

En phase de groupes d’Australie & Nouvelle-Zélande 2023, l’Espagne a battu le Costa Rica (3-0) et la Zambie (5-0), avant de s’incliner lourdement contre le Japon (4-0). En huitièmes de finale face à la Suisse (5-1), Aitana Bonmatí a été étincelante, au même titre que Salma Paralluelo et Olga Carmona contre les Pays-Bas (2-1 a.p.) et la Suède (2-1), jusqu’à la finale contre l’Angleterre (1-0).

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