LE MAROC DIVERSIFIE SON ARSENAL MILITAIRE : LA FORCE POUR LA RECONNAISSANCE

HIBAPRESS-RABAT

Les experts marocains en sécurité estiment que la volonté de Rabat d’acquérir les drones d’attaque « Akinci », fabriqués par la société turque « Baykar », est liée aux nombreuses cibles et menaces environnantes.

Selon les experts, l’arsenal du Maroc comprend de nombreux véhicules aériens sans pilote, parmi lesquels des drones turcs, chinois, israéliens et américains.

Concernant cette question, l’expert marocain en sécurité Idriss Kasouri, affirme que l’intérêt du Maroc à accroître ses capacités en armement s’inscrit dans le cadre normal suivi par tous les pays.

Ce dernier estime que « l’élément de force est une condition importante pour la reconnaissance de tout État dans le cadre de l’action qu’exigent les circonstances pour assurer la sécurité intérieure et protéger les frontières de manière professionnelle ».

Kasouri ajoute : « Il y a une différence entre ceux qui s’arment pour menacer et attaquer, et c’est la doctrine de nombreux pays, et il y a ceux qui s’arment pour défendre, fortifier et protéger leur souveraineté. »

Il souligne que l’armement du Maroc s’inscrit dans le cadre de la fourniture de tous les éléments d’un Etat intermédiaire, car il a précédemment déclaré qu’il était un pays en plein essor et cherche à posséder les conditions d’un Etat intermédiaire en essor.

Il estime que la tendance du Maroc à acheter des armes turques s’inscrit dans le cadre de sa recherche de diversification de ses sources d’armes, d’autant plus que l’Union Européenne, lorsqu’elle vend des armes, contrôle toujours sa technologie, et utilise sa clé contre l’acheteur lorsque cela est nécessaire, comme ce fut le cas avec Kadhafi.

Il a souligné que le Maroc exige désormais le transfert de la technologie et de ses secrets comme condition pour acheter des armes, travailler à leur localisation et former ses ressources humaines.

Selon l’expert en sécurité, l’armement du Maroc n’a rien à voir avec des menaces, et il œuvre pour posséder les éléments d’un Etat en plein essor », affirme Idriss Kasouri.

 

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