ARRESTATION D’UN JUGE EXERÇANT AU TRIBUNAL DE SEFROU

HIBAPRESS-RABAT

Le Juge d’Instruction près la Cour d’Appel de Fès a rendu une décision exigeant qu’un Juge exerçant au Tribunal de Première Instance de Sefrou soit déposé à la prison locale « Bourkaiz », à la périphérie de Fès, selon une source de HibaPress, en attente de sa soumission à des séances d’interrogatoires approfondis.

Le Juge a été déféré au Procureur près la Cour d’Appel de Fès, qui l’a entendu dans le cadre d’une procédure judiciaire particulière, compte tenu du privilège judiciaire, avant que le ministère public ne présente une requête écrite au Juge d’Instruction chargé de ses fonctions pour des délits financiers demandant qu’une enquête soit menée contre le Juge pour des délits lourds, notamment participation à la falsification de documents officiels et demande d’un pot-de-vin d’une valeur de plus de 10 Millions de Centimes.

Les enquêtes et recherches en cours sur le cas de démantèlement d’un réseau criminel actif dans la falsification de documents officiels et coutumiers dans le but de saisir des biens immobiliers privés et publics, et assumant des caractéristiques réglementées par la loi pour faciliter la commission de fraudes sur ceux qui souhaitent immigrer , ont emmené le magistrat susmentionné, à passer sa première nuit en prison Bourkaiz.

La  Police Judiciaire avait déféré 21 suspects à l’attention du Procureur  près la Cour d’Appel de Fès, parmi lesquels un juge, un conseiller du groupe appartenant au Parti de l’Istiqlal, des fonctionnaires et des employés du groupe. Il a été décidé de placer 13 d’entre eux à la prison locale de Bourkaiz sur décision du Juge d’Instruction de Première Instance, et 11 ont été libérés, en attendant de les entendre en détail le mois prochain.

Ils ont été arrêtés sur la base d’informations précises fournies par les services de la Direction Générale de la Surveillance du Territoire lors d’opérations simultanées menées dans les villes de Beni Mellal, Ouarzazate, Azrou, Tinghir, Ain Taoujdat et Imouzzer.

Les procédures de perquisition ont révélé des soupçons selon lesquels les suspects étaient complices et intentionnels de falsification de documents légaux de propriété et d’utilisation de faux témoins dans le but de saisir des biens immobiliers tombant dans le domaine public ou appartenant à des particuliers, notamment étrangers.

Les recherches sur le terrain ont également montré que certains des détenus étaient impliqués dans des escroqueries à des personnes souhaitant immigrer à l’étranger, en leur volant des sommes d’argent de valeur variable, en échange de promesses fictives de leur fournir des visas et des contrats pour travailler à l’étranger à leur profit. .

Les contrôles effectués dans le cadre de cette affaire ont permis la saisie d’un ensemble de faux titres de propriété, de contrats de travail et de visas, ainsi que la saisie de supports de stockage et de matériel informatique utilisés à des fins de faux, outre la saisie de quittances financières. transferts soupçonnés d’être le produit de ces activités criminelles.

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