Université de Settat…le certificat de résidence prive les étudiants de nos Provinces du Sud de leur droit constitutionnel

HIBAPRESS-RABAT

Lorsque le « certificat de résidence » devient une barrière et un piquet auquel s’accrochent les décisions de certains présidents d’université visant à empêcher les étudiants d’achever leurs études universitaires en dehors de l’influence territoriale de leurs universités, c’est là le désastre et le défaut qui frappe notre université.

Ceci frappe lourdement au cœur du principe de l’égalité des chances et de la liberté de choix, sachant que le principe existant est que l’enseignement supérieur doit être fondé sur la justice et la sympathie entre les gens d’une seule nation, conformément aux dispositions de l’article 26 du Code universel, Déclaration des Droits de l’Homme, qui stipule que l’admission à l’enseignement supérieur doit se faire sur la base d’une complète égalité pour tous et sur la base des compétences, « et non sur la base des lieux de résidence agréés ».

L’Université Hassan 1er de Settat, comme de nombreuses universités, a pris sur elle d’instaurer le principe de priver les étudiants hors de sa sphère d’influence de l’inscription universitaire, au point que de nombreux étudiants originaires des régions désertiques marocaines se sont retrouvés dans le collimateur de cet impossible condition liée à l’imposition de la condition d’un « certificat de résidence marqué par avant intérêts de sécurité comme seul moyen de leur accorder le droit de terminer leur carrière universitaire, ce qui est contraire au contenu de la Constitution et porte profondément atteinte au droit des citoyens marocains à obtenir une éducation sur un pied d’égalité…

C’est l’un des dilemmes dont souffrent la plupart des étudiants titulaires d’un baccalauréat dans de nombreuses villes marocaines, en particulier ceux qui sont animés par un fort désir de terminer leurs études universitaires, mais ils sont confrontés à une amère réalité dans laquelle ils se retrouvent assiégés par des conditions impossibles, dont la plus importante est la nécessité d’obtenir un certificat de résidence délivré par les autorités.

Là, on se pose la question : ces étudiants sont-ils marocains et ont-ils un droit constitutionnel à obtenir une éducation publique qui leur convient, en conforme au contenu de la Constitution ? Ou leur statut marocain est-il lié à l’obtention d’un certificat de résidence en tant que document administratif délivré par les autorités compétentes ?

Beaucoup se demandaient pourquoi était imposée cette condition impossible, qui contribuerait à augmenter le taux de décrochage universitaire, d’autant plus qu’un grand nombre d’étudiants, qu’ils soient à temps plein ou salariés, souhaitent s’inscrire dans des universités en dehors de leur zone de résidence, hors de leur lieu de résidence, une envie de changer de climat de vie, ou en quête de conditions académiques. D’autres ont une nouvelle vision de la recherche scientifique, différente de celle de leurs universités proches…

Beaucoup d’entre eux ont également appelé le gouvernement, ainsi que le ministère en charge du secteur, à abandonner cette condition et à permettre à tous les étudiants de choisir l’université qui convient à leur parcours académique.

Jusque-là, Il faut noter que les étudiants en question sont originaires de régions du Sud, ce qui est incompatible avec le principe de l’égalité des chances, mais constitue plutôt un coup porté aux « fils d’une nation » et une violation de la valeur ajoutée de la liberté de choix.

 

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