« A Nation’s Story: Maroc » : un documentaire fascinant consacré à l’exploit historique des Lions de l’Atlas

HIBAPRESS-RABAT-FIFA

« A Nation’s Story: Maroc » est un documentaire fascinant consacré à l’exploit historique des Lions de l’Atlas, devenu la première équipe africaine à atteindre le dernier carré du Mondial.

Revivez le parcours spectaculaire du Maroc jusqu’en demi-finale de la Coupe du Monde de la FIFA 2022™

Walid Regragui, Romain Saïss et Yassine Bounou parlent à cœur ouvert

Éclairage sur l’influence des supporters et l’importance des mères des joueurs.

« Je pense que c’est la première fois que j’ai pleuré pour un match de foot. »

Le sélectionneur du Maroc Walid Regragui a réussi à contenir ses émotions sur le banc de touche jusqu’au quart de finale de la Coupe du Monde de la FIFA, Qatar 2022™ entre son équipe et le Portugal. Mais lorsque le coup de sifflet final a confirmé la victoire des Lions de l’Atlas et leur entrée dans l’histoire du Monde Arabe et de l’Afrique, il a craqué :

« Ça n’a pas duré longtemps, mais les émotions étaient telles que je ne pouvais pas me contrôler », confie Regragui dans « A Nation’s Story: Maroc ». « Même dans les plus beaux rêves, amener son pays en demi-finale d’une Coupe du Monde, parmi les quatre meilleures équipes au monde, c’est extraordinaire. »

« Surtout quand on a vu comment le match s’est déroulé, comment les joueurs se sont battus, avec leur cœur, ça m’a vraiment conforté dans le fait qu’on était capable de faire de grandes choses. »

Regardez « L’histoire d’une nation : le Maroc »

Une longue disette

L’exploit réalisé par le Maroc au Qatar fut d’autant plus remarquable que son dernier succès en Coupe du Monde datait de 1998. Recalés à quatre reprises aux qualifications pour la phase finale, les Rouge et Vert ont livré des performances encourageantes à Russie 2018. , mais sans remporter de victoire avant d’être éliminés.

« La dernière victoire en Coupe du Monde, c’était en 1998 », déplore Regragui. « C’est trop longtemps pour un pays comme le Maroc. »

Il avait raison, comme le soutien dont le Maroc a retenu tout au long du tournoi l’a montré. Une nation passionnée de football a enfin pu célébrer le talent de son équipe nationale sur la plus prestigieuse des scènes.

« Lorsque tu es dans la compétition, c’est difficile de réaliser parce que tu es vraiment dans ta bulle », se souvient le gardien Yassine Bounou. « À côté de l’hôtel [après le huitième de finale remporté contre l’Espagne], c’était bouché, il y avait plein de supporters, on sentait que c’était quelque chose d’exceptionnel. »

Le Qatar aurait pu être confondu avec Casablanca, Fès, Rabat ou Tanger de fin novembre à mi-décembre 2022.

Qualifiés en tant que dirigeants du Groupe F aux dépens de la Belgique et du Canada, en compagnie de la Croatie qu’ils retrouveront dans le match pour la troisième place, les Lions de l’Atlas ont disposé de l’Espagne et du Portugal pour s’ouvrir les portes d’une demi-finale historique face à la France.

« On avait de plus en plus de forces qui nous étions données par nos supporters », commente le capitaine Romain Saïss. « Au Qatar, à chaque match, c’était comme si on jouait au Maroc. Quand on voit que des supporters ont fait huit heures d’avion pour remplir le stade, beaucoup ont fait des sacrifices pour nous soutenir, pour vivre ce moment avec nous, c’est un moment unique. »

L’importance de la famille

Le succès du Maroc tient également à la présence et à la proximité des familles des joueurs, en particulier de leurs mères.

« Les Maghrébins, on est très proches de nos familles, très proches de nos mamans », souligne Regragui. « Être loin de nos mamans, c’est toujours compliqué. Le rapport d’amour qu’on a avec elles est fort, et je pensais que c’était très important dans une compétition comme la Coupe du Monde, parce que c’est tous les quatre ans, qu’elles puissent vivre elles aussi la compétition avec leurs enfants.

Ça leur a permis aussi de se libérer l’esprit, de ne pas se mettre trop de pression. Je pense que ça leur donne de l’énergie. »

Construire un collectif avant tout

Nommé à la tête de la sélection un peu moins de trois mois avant le coup d’envoi du tournoi, Regragui n’a disposé que d’un très bref délai pour souder son groupe sur et hors du terrain.

« Même si ça faisait très peu de temps qu’on travaillait avec le coach, on avait un état d’esprit qui faisait que tout ce qu’on avait travaillé, on l’avait vite assimilé, et on avait déjà réussi à avoir des automatismes qui nous ont permis de faire les choses plus facilement sur le terrain », révèle Saïss.

Regragui a su libérer son équipe de tout complexe d’infériorité, et il a mis les joueurs et le staff en confiance.

« Le plus important, c’est de savoir les faire jouer ensemble », explique Regragui. « Je n’ai pas eu beaucoup de temps pour travailler avec cette équipe, donc c’est surtout un collectif ce que je veux qu’on ressorte. Ce qu’on essaie d’impacter dans notre groupe, c’est qu’on est d’abord une famille, d’abord une équipe.

 

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