Menace de retrait et accusations de manque de respect envers l’institution constitutionnelle :  « une querelle » au Parlement en raison de « l’absence des ministres »

HIBAPRESS-RABAT

Lundi, la séance hebdomadaire de questions orales à la Chambre des Représentants a été marquée par un état de chaos et d’échanges verbaux en raison de l’absence des ministres et de la reprogrammation des secteurs concernés.

Said Baàziz, membre du Groupe socialiste – opposition unioniste à la Chambre des Représentants, a menacé de se retirer des séances de la Première Chambre si les ministres continuaient à s’absenter.

À cet égard, Baàziz a déclaré: « Ce sera le dernier point d’ordre sur cette question, car lors des prochaines sessions, nous serons obligés de nous retirer de cette session, et nous ne l’espérons pas. Aujourd’hui, 3 ministres sont présents, et le gouvernement aura recours à un ministre d’un autre pôle pour que nous ayons 4 ministres.

Nous soulignons la nécessité de respecter cette institution, en présence des ministres concernés et non en présence d’autres ministres, avant de conclure en disant : « Ce sera la dernière motion d’ordre sous peine de notre retrait de ces séances ».

Noureddine Madiane, président du Groupe de l’Istiqlal à la Chambre des Représentants, n’a pas apprécié l’intervention de Baàziz, avant de prendre la parole, déclarant : « J’entends une menace, ‘sous peine’… C’est le style des audiences judiciaires.  » Les statuts et la Constitution parlent de solidarité gouvernementale, si un ministre n’est pas en mesure d’être présent en raison de ses fonctions professionnelles à l’extérieur du pays, un autre ministre viendra le remplacer.  »

Pour sa part, Mustapha Ibrahimi, vice-président du groupe parlementaire pour la Justice et le Développement, a critiqué l’absence des ministres, déclarant : « La question de l’activation de l’article 152 pose de réels problèmes, car le gouvernement n’a pas programmé une seule fois l’article susmentionné lors de la séance précédente. »

« Ce sont des problèmes qui ont un caractère général et urgent », ajoute le parlementaire du PJD, « chaque fois qu’ils sont évoqués, la question de la solidarité gouvernementale, le ministre doit savoir qu’il s’agit d’une session constitutionnelle, et doit donc respecter l’institution législative en priorité, et ne pourra voyager »

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