Code de la famille : le pjd rejette l’interdiction totale de la polygamie et propose 22 propositions

HIBAPRESS-RABAT

Le Secrétariat général du Parti Justice et Développement (PJD) a exprimé sa satisfaction du climat responsable et positif qui a caractérisé l’audience au cours de laquelle le Parti a présenté, le 29 novembre dernier, son mémorandum sur la réforme du Code de la famille, devant l’organisme chargé de proposer la modification du Code de la famille.

À cet égard, le Secrétariat général a souligné le contenu du mémorandum du Parti sur la nécessité de préserver les acquis les plus importants qui ont marqué tout au long de l’histoire le chemin de la réforme de la famille dans notre pays, à savoir que le Code de la famille constitue la législation la plus importante qui incarne l’étendue de l’attachement du Maroc à son autorité et à son identité islamique et son souci de la préserver, comme le stipule la Constitution. Le Royaume, qui a fait de la famille marocaine authentique un élément essentiel du maintien de la stabilité du système social et une de ses constantes et des piliers.

Le Secrétariat a réitéré l’accent mis sur la nécessité de réformer le Code de la famille pour remédier aux déséquilibres réels résultant de l’application sur le terrain et judiciaire du Code, qui sont principalement représentés par le pourcentage important et croissant que représentent les affaires familiales par rapport au total des affaires civiles enregistrées dans les tribunaux du Royaume. Le déclin significatif du mariage , l’aggravation des cas de désintégration familiale résultant de divorces et de séparations, le divorce consensuel et le divorce pour cause de discorde occupent le devant de la scène dans les cas de dissolution d’une relation conjugale, et le nombre de cas de pension alimentaire et de garde présentés aux tribunaux augmente. Tous ces déséquilibres portent atteinte à l’unité, à la stabilité et à la cohésion de la famille et portent atteinte aux droits de toutes ses composantes, femmes, hommes et enfants.

Il a également souligné la nécessité que les amendements attendus respectent l’autorité islamique et de respecter les exigences constitutionnelles, les constantes du Royaume, la haute tutelle et Directives Royales, considérant Sa Majesté le Roi, Commandeur des Fidèles et protecteur de la Foi et de la Religion. Elle doit prendre en compte l’intérêt réel de la famille et ne pas entrer en conflit avec les sentiments et les convictions de la Communauté Musulmane Marocaine, dont l’orientation forte et établie et la similitude avec l’autorité islamique et l’Identité Marocaine ont été démontrées par les résultats de différents sondages d’opinion.

Elle a déclaré que, sur la base de ces acquis et pour remédier à ces déséquilibres par rapport à cette référence et à ces fondements, et dans le but d’assurer l’unité, la stabilité et la cohésion de la famille à travers des propositions visant à faciliter le mariage, à réduire les cas de divorce et de séparation, et préserver les droits des enfants à travers des propositions qui abordent l’incapacité et le non-paiement de la pension alimentaire, et d’autres qui abordent certains cas de négligence en utilisant le mandat légitime, le Parti a présenté 44 propositions réparties sur trois niveaux, dont 11 propositions concernant les demandes que le Parti les rejette complètement car ils ne respectent pas ou n’adhèrent pas à cette référence et à ces fondements.

Ainsi, 12 amendements législatifs proposés par le Parti au vu des déséquilibres judiciaires et juridiques révélés par l’application du Code et 21 propositions concernant des mesures de soutien au niveau des politiques publiques et de l’organisation et du travail judiciaire.

Les propositions du Parti tournent autour du rejet total des revendications d’égalité en matière d’héritage, du refus d’éliminer l’intolérance et du renforcement de la Charia empêchant le mariage d’une femme musulmane avec un homme non musulman.

Le Parti rejette également la criminalisation de l’exception que représente l’autorisation judiciaire du mariage avant l’âge légal, l’interdiction complète de la polygamie et l’égalité mécanique absolue entre hommes et femmes dans le mariage, pendant son contrat et son annulation, ainsi que le refus de décriminaliser les relations sexuelles consensuelles hors mariage, ainsi que le refus de dépénaliser l’avortement et le meurtre.

 

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