BOUTEFLIKA, LE 1° MAI ET LE FMI: LES RACONTARS DU PALAIS EL MOURADIA

Encore une fois de plus, les responsables du Palais El Mouradia n’ont pas laissé passer l’occasion pour vouloir faire croire au peuple algérien qu’il s’intéresse à ses doléances et que le président Bouteflika est toujours à l’écoute de leurs inspirations et ne peut ne pas devoir exaucer tous leurs vœux, surtout en pareille occasion de la Fête du 1° Mai, qui reste une belle référence pour faire aboutir tous les vœux.

On voulait, donc, à tout prix faire valoir la voix du président et le montrer comme très affecté par ce qui se passe en Algérie et le faire semblant de tout savoir sur le peuple. C’est ainsi qu’on lui on a affecté une lettre ou plutôt un message empreint d’appel à l’apaisement dans le monde du travail.

Et parce que le président Bouteflika qui se veut être « en bonne forme » comme voulaient le faire croire les résidents du Palais El Mouradia, semble soudainement tomber dans l’anonymat complet, ne pouvant même pas lire un simple message. Un message lu en son nom par le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Noureddine Bedoui, à Hassi Messaoud, où ont eu lieu les festivités officielles.

«J’appelle ici le Gouvernement à continuer à associer ses partenaires économiques et sociaux à la mise en œuvre de leur pacte commun, à la promotion des réformes et à la relance du développement économique et social», a dit Bouteflika. A l’adresse de ces derniers, il use d’un discours apaisé, les invitant à privilégier le dialogue : «J’invite la Tripartite à mettre à profit ce dialogue pour la promotion de l’intégration et de l’efficacité au service de la continuité de notre processus national d’édification de l’Algérie de la fierté et de la dignité, une Algérie qui viendra, à bout de ses difficultés financières actuelles».

Très optimiste quant à l’avenir du pays, le président algérien, conscient des difficultés financières et de la complexité de la conjoncture économique mondiale, promet un avenir social radieux aux travailleurs algériens. Ironie du sort, c’est cette semaine que le FMI vient de sonner une sonnette d’alarme à l’encontre de l’Algérie puisque l’Institution de Bretton Woods a confirmé au sujet du secteur financier de l’Algérie que « l’accumulation d’arriérés de l’État a entraîné une augmentation des prêts improductifs ».

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