L’impact de 6 années de sécheresse qui détruit encore cette saison agricole

HIBAPRESS-RABAT

L’agriculteur Abderrahim Mohafed entretient un petit espoir de pluies qui sauveront ce qui peut l’être de la récolte céréalière, à la lumière d’une sécheresse « grave » pour la sixième année consécutive, qui menace ce secteur vital de l’économie marocaine.

Le long de la route reliant Casablanca à sa ferme située à la périphérie de la ville de Berrechid (ouest), de vastes étendues de champs apparaissent dénudées, alors qu’elles étaient habituellement recouvertes à cette période de l’année de « graines de céréales d’environ 60 centimètres de haut », comme le dit Mohafed.

Presque aucune plante ne se démarque sur son exploitation, qui s’étend sur une vingtaine d’hectares, tout comme dans le champ de l’agriculteur Hamid Najem (52 ​​ans), qui exprime son inquiétude face à « une saison aussi rude qu’il n’en a jamais été témoin auparavant.

88 pour cent des exploitations agricoles de cette région, qui s’étend sur 155 000 hectares, sont irriguées directement par la pluie, et constitue l’une des plus importantes sources de céréales du Royaume, selon le ministère de l’Agriculture.

Quant aux exploitations agricoles autorisées à être irriguées avec l’eau des barrages, leur superficie a diminué de 750 000 à 400 000 hectares dans l’ensemble des régions du pays, selon ce qu’a annoncé il y a deux semaines le ministre de l’Agriculture, Mohamed Sadiki, en raison d’« une situation exceptionnelle et violente sécheresse il y a 6 ans.

En janvier, le Royaume a connu une diminution des précipitations de 57 pour cent, par rapport à la moyenne d’une année normale, selon ce qu’a expliqué le ministre de l’Equipement et de l’Eau, M.Nizar Baraka.

Cette situation a été exacerbée par l’évaporation de l’eau stockée dans les barrages, compte tenu d’une augmentation de la température moyenne de 1,8 pour cent par rapport à la moyenne de la période 1981-2010.

Au 8 février, le taux de remplissage des barrages ne dépassait pas 23 pour cent, contre 32 pour cent pour la même période de l’année dernière.

Face aux dangers de pénurie d’eau potable, les autorités ont fermé les lave-autos 3 jours par semaine dans plusieurs villes, tout en empêchant l’arrosage des jardins et des terrains de golf avec de l’eau potable.

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