CATALOGNE: LES INDÉPENDANTISTES A LA RECHERCHE DU QUITUS AU PARLEMENT

Les indépendantistes ont une majorité théorique au parlement de Catalogne leur permettant de diriger la région, mais il leur faut pour cela investir un président alors que leur candidat naturel, Carles Puigdemont, a encore bien des obstacles à surmonter pour revenir de Belgique.Toute la campagne du président indépendantiste de la région, destitué par Madrid et parti fin octobre à Bruxelles juste avant son inculpation pour « rébellion » a tourné autour d’une seule et même idée: revenir au pouvoir par la grande porte.Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy avait mis la région sous tutelle après la déclaration d’indépendance unilatérale votée le 27 octobre par son parlement et dissous cette assemblée, convoquant ces élections.Finalement, la liste de Carles Puigdemont a obtenu 34 sièges sur 135 au parlement. Avec les 32 sièges de l’autre grande formation indépendantiste, la Gauche républicaine de Catalogne (ERC), et les quatre du petit parti d’extrême gauche Candidature d’unité populaire (CUP), il disposerait donc de la majorité nécessaire pour obtenir une nouvelle investiture (70 voix sur 135).Pour qu’il puisse être investi, il lui faut d’abord s’assurer d’avoir des alliés au sein du stratégique « bureau des présidents » de l’assemblée catalane, l’organe qui décide de l’ordre du jour et veille sur le respect du règlement.La raison est simple: le bureau doit accepter que le candidat à l’investiture présente son programme à distance, depuis Bruxelles, et soit élu sans être présent.Or, les indépendantistes ne peuvent pour l’instant pas compter sur leurs 70 voix puisque huit d’entre eux sont en prison ou à l’étranger, dont M. Puigdemont.

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