Un responsable français déclare que les relations franco-marocaines connaissent une « nouvelle dynamique »

 

Christophe Lecourtier, l’ambassadeur de France au Maroc, a affirmé aujourd’hui à Rabat que les relations franco-marocaines connaissent aujourd’hui une « nouvelle dynamique qui s’oriente fermement vers l’avenir ».

S’exprimant lors d’un séminaire organisé par la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales – Rabat Agdal, sur le thème « Relations franco-marocaines: défis et perspectives », le diplomate français a souligné la forte volonté de son pays, au plus haut niveau de l’État, de poursuivre sa collaboration historique avec le Royaume.

Évoquant le contexte géopolitique dans lequel évoluent ces relations aujourd’hui, M. Lecourtier a affirmé que les deux pays, qui partagent un « destin commun », sont appelés à faire face à plusieurs défis, notamment en matière d’intégration économique, de compétitivité et de prospérité partagée.

Dans ce contexte, l’ambassadeur français a déclaré : « Nous sommes à un moment crucial de notre relation. Nous vivons aujourd’hui dans un monde en mutation rapide, ce qui nous oblige à redéfinir notre relation et à regarder autour de nous pour faire face ensemble aux nombreux défis qui nous attendent ».

M. Lecourtier a souligné dans ce contexte la nécessité de « reconstruire » la relation entre la France et le Maroc autour du capital humain, c’est-à-dire la force des relations humaines, car « nous avons beaucoup de choses en commun ».

Il a exprimé sa conviction que dans le contexte de « la nouvelle mondialisation, nous n’avons pas d’autre choix que de continuer à construire une communauté au destin commun. Je suis convaincu que pour l’Europe et la France en particulier, il n’y a pas d’autre choix, dans la vision portée par Sa Majesté le Roi, que de travailler à construire, autour du Maroc, cette union euro-africaine la plus intégrée ».

Pour relever ce défi, a expliqué l’ambassadeur français, « nous devons convaincre au niveau européen qu’il est nécessaire de porter un intérêt à notre Sud », soulignant que l’Union européenne est aujourd’hui « attirée » par son voisinage oriental, tandis que des pays comme la France voient leur destin lié au Sud, et sont stratégiquement liés à leurs partenaires du Sud, en tête desquels le Maroc.

Le diplomate français a enregistré que la prospérité économique constitue cet autre aspect sur lequel devrait reposer l’avenir des relations franco-marocaines, rappelant que « la compétitivité de la France repose aujourd’hui en grande partie sur ses investissements au Maroc, non pas sur la logique de la manutention, mais sur celle de la coentreprise ».

Il a exprimé sa satisfaction que « ce que le Maroc offre en termes d’infrastructures, de stabilité, de qualité des hommes et des femmes qui y vivent, de qualifications de ses ressources énergétiques, et de proximité géographique, constitue une équation gagnante sans précédent aujourd’hui ».

Il s’agit, a ajouté l’orateur, d’une dynamique de relations portant de grands objectifs qui devraient être renforcés à l’avenir « pour le bonheur et la prospérité commune de nos peuples ».

Au début de ce séminaire, le président de l’Université Mohammed V de facto et doyen de la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales – Rabat Agdal, Farid Basha, a affirmé que le Maroc et la France portent des valeurs universelles communes, que les hommes de science et de connaissance doivent renforcer, soulignant que la promotion de ces valeurs « ne peut se faire sans ouverture et rencontre avec l’autre ».

Il a souligné que ce séminaire, en plus de sa valeur académique et intellectuelle, s’inscrit dans le cadre de cet effort vers l’ouverture et la connaissance de l’autre.

Ce séminaire inaugural a connu la participation d’un grand nombre d’étudiants, de chercheurs et d’universitaires.

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