L’Union européenne réaffirme l’impact positif de l’accord agricole avec le Maroc

 

Dans son rapport pour l’année 2023, l’Union européenne a une fois de plus confirmé l’impact socio-économique positif de l’accord agricole conclu avec le Maroc, ainsi que le plein bénéfice des habitants des régions du sud du Royaume des dispositions de cet accord.

La publication de ce rapport annuel, par les services de la Commission européenne et le Service européen pour l’action extérieure, intervient au lendemain de la décision de l’avocat général de la Cour de justice de l’Union européenne à l’encontre du « Polisario », le privant de toute représentativité, confirmant ainsi l’importance de l’accord agricole conclu entre Rabat et Bruxelles.

À l’instar des années précédentes, le rapport continue, dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord sous forme d’échanges de lettres, de souligner, avec une tonalité positive, les multiples aspects bénéfiques offerts par cet accord aux habitants des régions du sud du Royaume.

Le rapport reflète également la qualité du partenariat entre le Maroc et l’Union européenne, tout en témoignant de la mise en œuvre satisfaisante de l’accord agricole, notamment grâce aux mécanismes de dialogue et d’échange d’informations entre les deux parties. Il démonte, en outre, pour la cinquième fois consécutive, les tentatives de dénigrement alimentées par l’Algérie et les séparatistes, visant à remettre en question la légitimité des accords conclus entre le Maroc et l’Union européenne.

Le document, basé sur des données chiffrées, confirme les retombées positives de cet accord sur le développement socio-économique des régions sahariennes marocaines, en termes de croissance économique, de production et d’exportation agricoles et halieutiques, ainsi que de création d’emplois et d’investissements.

Ainsi, en 2022, 203 000 tonnes de produits en provenance des régions du sud du Royaume ont été exportées vers l’Union européenne, contre environ 100 000 tonnes avant l’application de l’accord. La valeur des exportations en provenance des régions du sud vers l’Union européenne a augmenté pour atteindre 590 millions d’euros (6,410 milliards de dirhams).

L’impact sur l’emploi est également manifeste, avec une augmentation du nombre de postes par rapport à 2021 : en 2022, les estimations indiquent que l’accord a permis la création de plus de 49 000 emplois directs dans les régions du sud (+ 7 000 par rapport à 2021), soit un peu plus de 18 % de la population active au niveau de la région.

Le rapport met également en lumière les projets d’infrastructure importants actuellement en cours de construction, notamment dans les domaines de la désalinisation de l’eau de mer et des énergies renouvelables, ainsi que l’impact des mesures prises en termes d’investissement, d’amélioration des conditions de travail, d’intégration socio-économique, de soutien aux jeunes ou de développement des infrastructures.

Dans l’ensemble, le rapport, qui s’étend sur trente pages, met en lumière les progrès significatifs réalisés par le Maroc dans le domaine du développement socio-économique des régions du sud, dans le cadre du « Plan de développement 2016-2021 », lancé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, à travers la mise en œuvre de projets socio-économiques et de diverses politiques publiques dans ces régions.

Le rapport, par sa tonalité et les données détaillées qu’il fournit, témoigne de la mise en œuvre satisfaisante de l’accord et confirme l’évolution continue des échanges commerciaux entre les deux parties, grâce au mécanisme des tarifs douaniers bénéficiant aux produits marocains destinés à l’exportation vers l’Union européenne et provenant des douze régions marocaines.

Sans négliger aucun aspect, le rapport met en lumière les réalisations importantes du Maroc dans le domaine de la protection des droits de l’homme au niveau national, ainsi que son rôle de leader au niveau multilatéral, en mettant en avant son élection à la présidence du Conseil des droits de l’homme.

Il souligne la qualité du dialogue entre le Maroc et l’Union européenne dans le cadre des structures de dialogue de l’accord de partenariat, ainsi que le rôle important joué par les comités régionaux des droits de l’homme de Dakhla et d’El-Aaiun, réaffirmé dans la récente décision du Conseil de sécurité des Nations unies.

Les services de l’Union européenne ont pu échanger des points de vue avec divers acteurs économiques et représentants de la société civile, y compris les organisations non gouvernementales actives dans le domaine des droits de l’homme dans ces régions, qui ont souligné l’importance fondamentale de l’accord, sa mise en œuvre satisfaisante et son impact bénéfique sur le développement socio-économique des régions sahariennes marocaines.

En ce qui concerne la question nationale, le rapport soutient la demande urgente du Conseil de sécurité visant à enregistrer la population détenue à Tindouf en Algérie, ainsi que l’importance de prendre toutes les mesures nécessaires pour atteindre cet objectif. Il mentionne également le soutien constant de l’Union européenne au représentant personnel du Secrétaire général des Nations unies, Staffan de Mistura, et au processus onusien, exprimant sa volonté de contribuer au renforcement de la coopération régionale.

À travers ce rapport, qui semble ignoré par l’Algérie, l’Union européenne témoigne de son engagement à garantir la continuité des relations commerciales avec le Maroc, incarnant une fois de plus l’engagement des institutions européennes en faveur de la stabilité et du développement du partenariat économique global, stratégique et à long terme avec le Maroc.

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