Cérémonie de mariage collectif  à l’École nationale d’administration et de la magistrature. Initiative inédite qui ne se passe qu’en Burkina Faso et nulle part ailleurs. Le Maroc doit suivre le pas  

HIBAPRESS-RABAT-D’après Burkina 24

L’École nationale d’administration et de magistrature (ENAM) a organisé le jeudi 30 mai 2024 à Ouagadougou, une cérémonie de mariage collectif pour les énarques et son personnel. Cette initiative vise à apporter une protection juridique aux couples, de leur permettre d’être en  conformité avec la loi et de sécuriser leurs familles.

C’est un total de 19 élèves de l’École nationale d’administration et de la magistrature (ENAM) qui ont convolé en justes noces. L’organisation de ce mariage collectif, vise selon le DG de l’ENAM Dr Jacob Yarabatioula à promouvoir auprès des énarques le mariage comme institution sociale et encourager tous les élèves fonctionnaires à régulariser leur situation pour assurer une bonne protection sociale à leur progéniture.

« Nous voulons encourager nos collègues et l’ensemble de nos élèves à faire du mariage une institution sacrée. On doit toujours prendre des initiatives, s’organiser pour vivre dans la légalité en règle avec la loi. La loi que nous enseignons ici à nos énarques. Donc c’est pour cela que nous avons pensé également qu’il faut faire de la pédagogie, faire la promotion du mariage civil ou encore de la constatation par notre loi qu’ils sont en couple et donner l’exemple partout où ils sont parce que ce sont des énarques », a-t-il expliqué.

D’ailleurs, l’initiative a été fortement saluée par la marraine de la cérémonie, Fatoumata Bako/Traoré ministre déléguée chargée du budget. Elle a soutenu que cela va contribuer à la réalisation de la mission principale de l’ENAM qui est «Bien former pour mieux servir».

«La stabilité qu’apporte le mariage crée des conditions pour bien former le personnel qui pourra ainsi mieux servir l’État, ses démembrements et l’ensemble des structures pour lesquelles les énarques sont amenés à travailler», a-t-elle soutenu.

Outre cela, Bassolma Bazié ministre d’État, chargé de la fonction publique, du travail et de la protection sociale, patron de la cérémonie a notifié que ce mariage collectif indique à quel point l’État est responsable et soucieux de l’avenir de ses agents. Nonobstant, il a informé que le gouvernement travaille de sorte à reconnaitre légalement le mariage traditionnel.

« La réflexion qui est menée au conseil des ministres, c’est de revoir le code de la famille, pas pour annuler les mariages administratifs qui sont reconnus  légaux, mais aller au-delà en faisant en sorte de créer  toutes les conditions pour que les mariages traditionnels soient légalement reconnus. Ça permettra davantage de nous encrer dans nos sources, ça évitera également ceux qui ont peur de venir devant la loi parce que c’est la loi qui est représentée ici pour faire le mariage», a souligné le patron de la cérémonie.

Quant aux nouveaux mariés, ils ont loué l’initiative de l’ENAM qui représente pour eux une assurance pour leur progéniture. «Les mots me manquent, je suis dans la joie. Je dis merci à l’ENAM parce que l’initiative sauve les femmes, elle sauve beaucoup de couples, beaucoup de familles», a apprécié Nadège Aïcha Sawadogo/Ouarmé, l’une des  mariés du jour.

 

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