Affaire Cheibi et El Shahat.. Le Club des avocats du Maroc accuse l’Union égyptienne de « partialité ».

 

Suite à la décision de l’Union égyptienne de football d’imposer des sanctions arbitraires au joueur marocain Mohamed Cheibi, joueur de l’équipe égyptienne de Pyramids, après qu’il ait eu recours à la justice ordinaire suite à l’agression qu’il a subie de la part du joueur d’Al-Ahly, Hussein El Shahat, le Club des avocats du Maroc a exprimé son indignation et sa condamnation ferme de ces décisions, contraires aux droits légaux fondamentaux.

Dans ce contexte, le Club des avocats a estimé que les sanctions légères et partiales imposées à Hussein El Shahat sont la raison principale qui a poussé Mohamed Cheibi à se tourner vers la justice ordinaire, indiquant que le différend entre El Shahat et Cheibi n’est pas un différend purement sportif, mais constitue un délit conformément aux dispositions du code pénal égyptien. Par conséquent, cela engage sa responsabilité pénale, en dehors des règlements de l’Union de football et des sanctions disciplinaires. Cette agression doit être traitée comme un délit nécessitant le recours à la justice pénale pour garantir la justice.

Le club a insisté sur le fait que le droit du joueur Mohamed Cheibi de recourir à la justice ordinaire repose sur les articles 83 à 95 de la loi sportive égyptienne n° 71 de 2017, ajoutant que ces articles de la loi sportive égyptienne stipulent clairement le droit du joueur à un procès. Cela se manifeste par la liberté de recours à la justice lorsqu’il s’agit d’un délit ou d’un crime.

Il a ajouté que l’Union égyptienne de football a montré une partialité évidente en faveur du joueur Hussein El Shahat, qui ne s’est pas encore excusé publiquement, ce qui accentue le déséquilibre et l’injustice dans l’application des sanctions.

Le Club des avocats a estimé que l’Union égyptienne de football a commis une grave erreur et une mauvaise évaluation dans l’interprétation de ces règlements en confisquant le droit du joueur de recourir à la justice ordinaire, qui est un droit constitutionnel et légal ne pouvant être restreint par des règlements sportifs. Il a souligné que l’article 38 du règlement disciplinaire égyptien ne peut prévaloir sur la constitution et les conventions internationales qui reconnaissent le droit des individus à un procès.

En conséquence, le club a demandé à l’Union égyptienne de football de revoir ces décisions et de se conformer aux lois internationales et constitutionnelles garantissant le droit à un procès, annonçant qu’il contacterait toutes les instances sportives internationales pour intervenir afin de protéger les droits des joueurs et de garantir qu’ils ne soient pas victimes de discrimination ou d’injustice.

Le Club des avocats du Maroc a réaffirmé son soutien total au joueur Mohamed Cheibi et à tous les joueurs qui cherchent à défendre leurs droits par des moyens légaux légitimes, appelant au respect de la primauté du droit et des droits de l’homme dans toutes les activités sportives.

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