L’usage de la “déscolarisation” par les responsables politiques, les bailleurs internationaux, les planificateurs diffèrent selon les pays concernés

HIBAPRESS-RABAT-OEJ

L’usage de la “déscolarisation” par les responsables politiques, les bailleurs internationaux, les planificateurs diffèrent selon les pays concernés. Si les “déscolarisés” sont représentés par les médias comme des populations dangereuses dans certains pays, dans d’autres, ils deviennent la cible de programmes spécifiques appelés “enfants de la rue” parce que, avant d’être des “déscolarisés” ces enfants sont d’abord non scolarisés et “au travail”.

Dans un contexte où ni l’institutionnalisation de l’école, ni même celle de l’État sont achevées, la “déscolarisation” apparaît moins assujettie à l’obligation de fréquentation légale que résultant de la très grande pauvreté de la grande masse des populations et des contraintes économiques imposées par les bailleurs aux États dans un contexte de mondialisation des politiques éducatives.

On voit combien, partant de situations différentes, l’institutionnalisation de l’école peut être remise en cause. Dans des cas comme ceux de pays africains, les travaux effectués par les chercheurs ont mis au jour une désinstitutionalisation de l’école à travers la “déscolarisation” – autrement dit à travers les rapports particuliers des populations à l’école, sous-tendue par la précarisation de leur situation et une certaine dépréciation du “fait scolaire”.

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