La réforme de la structure pédagogique de la formation médicale et l’engagement du gouvernement à augmenter les indemnités de stage

 

Le gouvernement a dévoilé les dernières nouvelles concernant le dossier des étudiants des facultés de médecine et de pharmacie au Maroc.

Le porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas, a présenté les mesures prises suite à une réunion ministérielle entre le ministre de la Santé et de la Protection sociale, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, et le ministre délégué auprès du Chef du gouvernement, chargé des relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement, ainsi que les doyens des facultés de médecine et de pharmacie et des représentants des étudiants.

Mustapha Baitas a annoncé l’activation de la nouvelle structure du système de formation en médecine à partir de la prochaine année universitaire (2024-2025), qui concernera la nouvelle promotion des étudiants rejoignant les facultés de médecine et de pharmacie à partir de septembre 2024, en adoptant un cahier des charges pédagogique national pour le diplôme de docteur en médecine. Cette formation durera six ans pour obtenir le diplôme de docteur en médecine, tout en préservant la valeur académique et légale du diplôme.

Le nouveau système de formation inclura des modules permettant aux étudiants d’acquérir des compétences dans les domaines de la numérisation, de l’intelligence artificielle, de la télémédecine, de la médecine familiale, de la simulation, ainsi que des compétences personnelles et linguistiques. Il reposera sur des méthodes pédagogiques innovantes, incluant l’enseignement à distance en complément de l’enseignement en présentiel.

Pour les étudiants actuellement inscrits dans les facultés de médecine et de pharmacie (de la première à la cinquième année), ils resteront soumis à la structure pédagogique actuelle. Les étudiants de sixième année bénéficieront de stages cliniques dans des services hospitaliers accrédités pour la formation et l’encadrement par les comités régionaux. Ces stages dureront de trois mois minimum à un an maximum, avec des indemnités similaires à celles des étudiants de sixième année, et chaque période de stage sera attestée.

Baitas a également mentionné l’intégration de deux modules de médecine familiale en sixième année, aboutissant à une certification de formation, ainsi que l’adoption d’un cadre de référence pour l’apprentissage par simulation pour toutes les facultés de médecine et de pharmacie. Le gouvernement continuera à équiper les facultés avec le matériel nécessaire et à développer des contenus numériques et des simulations accessibles à toutes les facultés au niveau national.

Concernant les indemnités pour les étudiants externes en médecine, pharmacie et chirurgie dentaire, Baitas a affirmé que, en réponse aux demandes exprimées, le ministère de la Santé s’engage à augmenter les indemnités de stage hospitalier obligatoire pour les étudiants de troisième, quatrième, cinquième et sixième année.

Le porte-parole a également annoncé l’augmentation du nombre de thèses pouvant être supervisées simultanément par chaque professeur, pour suivre le nombre croissant d’étudiants. Les étudiants auront jusqu’à trois mois pour s’inscrire et soutenir leur thèse, sans limitation du nombre de cas étudiés dans la partie analytique. Une plateforme numérique pour la gestion des sujets de thèse sera mise en place dans toutes les facultés de médecine et de pharmacie dès l’année universitaire 2024/2025.

Enfin, Baitas a révélé la création de comités d’experts nationaux pour chaque spécialité médicale et pharmaceutique, qui travaillent déjà sur des recommandations pour réformer le troisième cycle, notamment les conditions d’accès, le contenu de la formation et les modalités d’évaluation. Le système de formation du diplôme de spécialité sera réformé à partir de janvier 2025, avec l’unification des statuts des résidents, la réduction de la durée d’engagement de 8 à 3 ans pour la promotion 2025 et suivantes, et un salaire mensuel pour les résidents correspondant à l’indice de référence 509, ainsi que les autres indemnités prévues par la loi de la fonction publique de la santé.

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