ESPAGNE: RAJOY S’EN VA, SANCHEZ ARRIVE. LA REVANCHE ET LA COALITION IMPOSSIBLE

L’Espagne est au feu de l’actualité ce matin, avec le tournant qui vient de se déclencher sur la scène politique ou le PP au pouvoir, vient finalement et par contrainte excessive de céder le pas à son rival le PSOE, qui attendait depuis fort longtemps une telle opportunité pour pouvoir s’accaparer de la primature d’une Espagne qui se dirige encore une fois de plus vers une situation plus controverse, quand on découvre que le nouveau Chef de gouvernement Sanchez était prêt à « signer avec le diable lui meme  » pour espérer arriver au fauteuil de premier ministre.

Aujourd’hui, le nouveau chef du gouvernement M. Sanchez vient d’avoir en fin de compte sa revanche et semble très satisfait de sa nouvelle coalition , qu’il entend mener vers de nouveaux défis qui attendent l’Espagne à commencer par celui des catalans, des Régions, de l’austérité et comment s’en sortir, puis la nouvelle directive vers les USA, Moscou, Pékin ou meme l’Afrique.

Rappelons, pour ironiser, que Rajoy a suivi les pas de Zidane, parti lui aussi hier, quittant en meme temps leur poste , du moment que  Rajoy est fanatique du Réal Madrid

Toujours est-il, M. Rajoy, qui gouvernait depuis six ans jusqu’à la condamnation de son parti pour corruption, a reconnu avant même le vote qu’une majorité des députés allait approuver la motion de censure déposée par le Parti Socialiste (PSOE) de M. Sanchez et porter ce dernier à la tête du gouvernement.

« Nous pouvons présumer que la motion de censure sera adoptée. En conséquence, Pedro Sanchez va être le nouveau président du gouvernement, a-t-il déclaré en félicitant son rival.

Une page de l’histoire politique espagnole se tourne. Au pouvoir depuis décembre 2011, M. Rajoy, 63 ans, avait survécu à plusieurs crises majeures, de la récession, face à laquelle il a imposé une sévère cure d’austérité, aux mois de blocage politique en 2016 jusqu’à la tentative de sécession de la Catalogne l’an dernier.

« Aujourd’hui, nous écrivons une nouvelle page de l’histoire de la démocratie dans notre pays », a déclaré M. Sanchez, ancien professeur d’économie surnommé le « beau mec » en Espagne.
A 46 ans, M. Sanchez semble tenir sa revanche, lui dont l’investiture à la tête du gouvernement avait été rejetée par les députés en mars 2016 avant qu’il ne réalise en juin de la même année le pire score de l’histoire du PSOE aux élections législatives.

Débarqué de sa formation à la suite de cette déroute électorale, il en a repris les rênes l’an dernier grâce au soutien de la base contre les barons du PSOE.

Monté au front contre M. Rajoy dès l’annonce jeudi dernier de la condamnation du PP dans un méga-procès pour corruption, baptisé Gürtel, il a tenté cette fois avec succès un coup de poker politique.
Mais il a dû former autour des 84 députés socialistes une majorité hétéroclite allant de Podemos aux indépendantistes catalans et aux nationalistes basques, pesant au total 180 voix sur 350 députés.

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