ALGÉRIE-PARTIS POLITIQUES,UNIVERSITAIRES ET MILITANTS DE LA SOCIETÉ CIVILE: LETTRE OUVERTE ET INITIATIVE « MOUWATANA » CONTRE BOUTEFLIKA

Les algériens se sont réveillés tard certes mais il n’est jamais tard pour bien faire, ce qu’a entrepris un Groupe de Partis, qui se sont solidarisés pour prendre l’initiative d’adresser une Lettre ouverte au président Bouteflika l’invitant à ne point se présenter pour un 5° mandat.

Cette alternative dénommée « Mouwatana » conçue par deux Partis a réussi, en premier lieu, de rassembler 14 signataires sauf que la liste peut s’allonger dans le temps et dans l’espace du moment que les contestataire face à la décision de Bouteflika sont des légions et peuvent se compter par des dizaines de millions de citoyens à travers tout le territoire algérien, surtout avec cette nouvelle technologie d’approche de communication.

Aussi, et d’après ce qu’a rapporté le journal « Al Watan »,la décision de lancer Mouwatana (citoyenneté) » a été prise à l’issue de la réunion des quatorze signataires de « Lettre ouverte au président de la République », rendue publique le 26 mai dernier.

La rencontre a eu lieu mercredi passé au siège de Jil Jadid à Alger, en présence des cadres des Partis « Nida El Watan » et « l’Union pour le Changement et le Progrès (UCP) ».

D’autre part, à la suite d’une sollicitation de très nombreux citoyens, les signataires ont décidé de rassembler leurs efforts en mettant en place un espace de concertation et d’initiatives pratiques, dénommé « Citoyenneté,Démocratie » (Mouwatana) », lit-on dans un communiqué diffusé dimanche par Jil Jadid dont le président, Soufiane Jilali, est l’un des signataires de la lettre ouverte, aux côtés de Ahmed Benbitour, le romancier Yasmina Khadra et autres universitaires et militants de la Société civile.

La même source a noté que « le pouvoir a pratiqué la fuite en avant diplomatique face à une initiative connexe. L’impact de cette lettre a été, pourtant, extrêmement important auprès de l’opinion publique nationale et internationale ».

L’objectif de cette (nouvelle) action politique est « de rassembler le maximum d’Algériens pour faire hâter le départ de ce régime et de préparer les véritables conditions d’une transition pacifique ». Il a été précisé, en ce sens, que « le départ réclamé du Président ne signifie pas à lui seul un changement de système de gouvernance ».

En substance, les initiateurs de « Mouwatana » ont invité les Algériens à « prendre des initiatives, chacun à son niveau, pour exprimer leur opinion à travers tous les canaux légaux ».

Zoubida Assoul, présidente de l’UCP, a été ainsi désignée porte-parole de ce nouveau-né politique. Ancienne magistrat, Mme Assoul s’est distinguée en 2014 lorsqu’elle a porté plainte contre Abdelamlek Sellal, alors Premier ministre, qui avait tenu des propos offensants envers les Chaouis.

Aujourd’hui, ce n’est que le début d’une aventure politique sérieusement menée avec grande importance et qui va, certainement, drainer autant de sympathisants possibles car, les algériens semblent ne plus supporter d’etre indignés pour autant.

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