LES INVRAISEMBLABLES RÉVÉLATIONS D’ALEJANDRO CAO, PORTE-PAROLE DE CORÉE DU NORD EN OCCIDENT À « RUSSIA TODAY » SUR LES USA

Depuis 70 que le conflit entre les USA et la Corée du Nord dure et parfois même, il frôle le pire qui puisse avoir eu lieux. Dans ce contexte si compliqué et très confus, Russia Today avait réalisé une interview en septembre dernier avec le porte-parole de la Corée du Nord en Occident , à travers lequel bien des secrets furent divulgués pour la première fois.

Pour les circonstances actuelles au moment où les USA et la Corée du Nord sont sur le point de signer, enfin, un Traité de Paix, il était impératif de revenir un peu en arrière pour reprendre ce qu’avait pensé Alejandro Cao de Benós, porte-parole de la République Populaire de la Corée du Nord en Occident, afin de mieux comprendre la logique d’un régime qui depuis l’Occident est perçu comme une menace à la sécurité mondiale.

Russia Today : L’avis des différents leaders du monde est unanime : c’est seulement grâce au dialogue que l’on parviendra à la paix et que l’on réduira la tension entre les EU et la Corée du Nord. Mais pour se faire, Pyongyang doit renoncer à son arsenal nucléaire. Si, dans le cas improbable, la Corée du Nord acceptait cette condition, que se passerait-il réellement ?

ALEJANDRO CAO : Notre politique est très claire : Tant que les EU ne sont pas disposés à signer un traité de paix avec la République Populaire de Corée du Nord, on ne peut pas parvenir à des relations normales, car officiellement nous sommes en guerre. Si les EU refusent de se prononcer pour la paix définitive c’est qu’ils attendent le moment pour nous attaquer. Celui qui ne veut pas la paix veut la guerre.
Le président Poutine avait signalé avec justesse qu’il fallait dialoguer sans condition préalable. Il a frappé dans le mille. Pour pouvoir s’asseoir autour de la table, on ne peut pas demander à la Corée du Nord de renoncer à tout, alors que les EU ne sont pas disposés à désactiver leurs 7000 ou 8000 ogives nucléaires.
En cas de négociations, nous pouvons commencer par un moratoire dans lequel il est admis de ne pas réaliser d’essai nucléaire pendant un certain temps pour ensuite parvenir à un traité de paix définitif qui suspende le développement nucléaire, mais les EE.UU. devraient également cesser leurs manœuvres militaires dans la péninsule coréenne. Il y peu, quelques 80.000 marines ont réalisé des manœuvres à la frontière. Si les EU persistent dans leur arrogance en essayant d’imposer leurs conditions et en traitant comme pays inférieur la Corée du Nord, cela ne fonctionnera pas.
J’espère que Trump, qui semblait avoir une certaine sympathie pour le président Poutine, l’écoutera cette fois-ci.

RT : Ce que je vous demandais c’était surtout, dans l’hypothèse naïve où la Corée du Nord renonçait, en toute bonne foi, à son armement nucléaire, si vous pensez qu’elle serait immédiatement envahie ?

AC : Absolument certain ! Nous avons notre armement nucléaire précisément pour ne pas être envahis ! La preuve la plus récente est celle du cas de Mouammar Kadhafi. Un pays [la Libye] qui accepte de se désarmer pour faire partie de la communauté internationale afin qu’on lui ouvre des lignes de crédits et qu’il puisse réaliser des opérations bancaires ou des achats immobiliers internationaux…et derrière cette ouverture vers le monde extérieur et cet accueil de bienvenue de leaders, soi-disant, démocratiques tels que Sarkozy, Berlusconi ou le digne roi d’Espagne en personne, on provoque une invasion, la liquidation de cette nation, l’exécution de Kadhafi et dans la zone on installe une crise et une misère totale, comme en Irak : voilà ce qu’apporte leur supposée démocratie. Nous savons qu’en abandonnant nos armes nucléaires nous faciliterions l’invasion nord-américaine. Et nous le savons car nous avons nos propres services secrets. Il y a beaucoup de nord-coréens qui travaillent dans l’armée des États-Unis et nous informent. Nous connaissons leurs plans élaborés prêts pour l’invasion.

RT : Vous dites que vous avez du personnel infiltré dans l’armée des États-Unis ?

AC : Bien évidemment. C’est pourquoi nous obtenons depuis longtemps beaucoup d’information. Par exemple, nous avions appris que Bill Clinton avait donné pratiquement l’ordre d’invasion de notre pays. C’est la raison pour laquelle nous nous étions retirés du traité de non-prolifération des armes nucléaires et avions accéléré notre programme d’armement, nous savions que cela l’obligerait à faire marche arrière. De fait, plutôt que d’envahir la Corée du Nord, Clinton préféra signer le Traité de Genève de 1994, par lequel nous établissions un moratoire dans notre programme nucléaire en échange d’un rétablissement des relations, de liens commerciaux, etc.

RT : Et vous-mêmes ne craignez-vous pas que votre armée soit infiltrée par les services secrets étatsuniens ?

AC : Non, c’est la CIA qui a dit cela…réellement ça n’est pas possible. À un moment précis, bien sûr, ils peuvent soudoyer quelque agent nord-coréen pendant son instance à l’étranger en échange d’information…mais il est impossible que quelqu’un, en tant qu’espion, parvienne à pénétrer l’Armée.

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