LES FRANCAISES POUR LA « LIBERTÉ D’IMPORTUNER » ET DE « DRAGUER »: TOUTE UNE TRADITION

En rompant l’unanimisme qui dominait depuis le début de l’affaire Weinstein, Catherine Deneuve et les personnalités défendant une « liberté d’importuner » ont semblé accréditer l’existence d’une « galanterie à la française » qui fait débat. »Le viol est un crime. Mais la drague insistante ou maladroite n’est pas un délit, ni la galanterie une agression machiste », soutient la tribune publiée mardi dans le Monde et Signée par une centaines de personnalités. Serait-ce un retour du « puritanisme »?La France serait-elle la seule, en vertu d’une singularité culturelle, à pouvoir s’attaquer au phénomène #Metoo et #Balancetonporc ? »La culture de la galanterie à la française existe depuis toujours », répond l’historienne du féminisme Françoise Picq. « Déjà au Moyen-âge, on appelait ça l’amour courtois, tradition poétique de faire des vers pour les femmes, les mettre sur un piédestal ». Pour elle, cette culture est « perverse » car elle nourrit « l’absence de révolte des femmes ».En octobre, les révélations sur le puissant producteur hollywoodien Harvey Weinstein avaient entraîné sur les réseaux sociaux une vague de témoignages d’agressions sexistes et sexuelles, que ces personnalités qualifient de « campagne de délations ».

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