RUSSIE 2018-AUJOURD’HUI À 19H: LA COLOMBIE TELLE QU’ELLE SE PRÉSENTE FACE À L’ANGLETERRE

DES LIMITES PROBLÉMATIQUES DANS LE JEU

La différence, c’est qu’ils ne sortent pas de la phase de groupes dans la même dynamique positive. Autant les Colombiens avaient ensorcelé les observateurs il y a quatre ans, en produisant un grand spectacle (9 buts marqués) dans le sillage d’un James Rodriguez au sommet de son art, autant ils ont soufflé le chaud et le froid depuis le début de cette compétition.

Ils ont alterné l’excellent, contre la Pologne, et le médiocre, lors de leurs deux autres sorties. Ils ont montré des limites problématiques dans la construction de leur jeu, qui repose exclusivement sur des créateurs comme Juan Quintero et James, dont l’état physique inquiète après sa sortie dès la demi-heure ce jeudi.

Mais il faut des homes pour leur apporter des munitions, et c’est là que le bât blesse, avec des milieux défensifs au profil très récupérateurs.

FALCAO NE MÉRITE PAS ÇA

Symbole de ces soucis à s’approcher de la surface adverse par des phases de conservation, Quintero a passé son temps à redescendre pour toucher le ballon en seconde période, jusqu’à s’embrouiller avec Carlos Sanchez sur son positionnement.

Les Colombiens n’ont pas obtenu une occasion dans le jeu à Samara, et le constat avait déjà été dressé contre le Japon, avec la circonstance atténuante d’avoir évolué en infériorité numérique pendant 85 minutes.

Cette fois, il n’y en avait pas, et Radamel Falcao ne mérite certainement pas d’errer comme une âme en peine à la pointe de l’attaque pour la première (seule ?) Coupe du Monde de sa carrière.

Autre star des Cafeteros, Juan Cuadrado n’est pas plus à son aise dans un système où Santiago Arias le laisse jouer des un-contre-un à foison sans jamais lui proposer de solutions. Peu en jambes, l’ailier de la Juventus Turin enchaîne les centres sans grande conviction.

UNE DÉFENSE AUSSI FÉBRILE

Pas en verve offensivement, la Colombie ne respire pas plus la sérénité derrière, à l’image d’un Davinson Sanchez d’une grande fébrilité dans ce Mondial et qui aurait pu concéder un penalty face à Sadio Mané avant d’être miraculeusement « sauvé » par la VAR. Sur le côté gauche, Johan Mojica ne donne pas davantage de garanties que son coéquipier de Tottenham, dont les errements sont masqués par un Yerry Mina taille patron et un David Ospina toujours précieux.

Mais la Colombie aura besoin de plus que ça pour se rêver d’un grand destin, d’un dernier carré qui est à sa portée dans une partie de tableau aussi ouverte.

Il aura besoin de retrouver l’étincelle qui avait enflammé le Brésil en 2014 et fait trembler la Seleçao en quarts de finale (2-1). Elle ne viendra peut-être pas de James cette fois, mais il va falloir la trouver d’une manière ou d’une autre. Sous peine de ne pas profiter du boulevard qui s’est ouvert devant elle au fil du premier tour et de s’en mordre les doigts.

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