HIBAPRESS-RABAT-BM
Les grands investissements constituent la pierre angulaire pour tenter de lutter contre la pénurie d’eau. Au cours
des dernières décennies, le Maroc a fortement misé sur les infrastructures pour relever le défi que représentent la
pénurie d’eau et la sécheresse. Le Royaume a investi dans de grands barrages et décuplé la capacité de mobilisation de l’eau (laquelle capacité est passée de deux milliards de m3 dans les années 1960 à près de 20 milliards de m3 en 2020).
Il a également déployé l’irrigation au goutte-à-goutte, ce qui a entraîné une augmentation de la productivité de l’eau dans l’agriculture, de loin le secteur le plus gourmand en eau au Maroc. Le Maroc a présenté un ambitieux plan d’investissement dans l’Eau pour la période 2020-2050 (Plan national de l’eau ou PNE, avec des dépenses d’investissement se chiffrant à 41,3 milliards de dollars au cours des 30 prochaines années).
Le PNE vise à combler l’écart entre l’offre et la demande d’eau d’ici aux années 2050, en augmentant la mobilisation de l’eau (de 4,6 milliards de m3/an) et en améliorant l’efficacité de la gestion de l’eau dans les secteurs de l’eau potable et de l’agriculture (ce qui permettrait de réaliser une économie d’à peu près 2,2 milliards de m3/an). Pour y parvenir, ils’appuie principalement sur des solutions d’ingénierie.





