L’AMPL DÉMENT LA GRÉVE ET S’EXPLIQUE

L’AMPL joue-t-elle sur les mots comme certains le prétendent? Est-ce une grève déguisée ? Quel est vraiment le contenu du fameux courrier sujet de la polémique ? Quelles sont les raisons du non-aboutissement du dialogue social entre les pilotes de ligne et leur compagnie ? L’AMPL fait le point

« D’abord, les pilotes de ligne ne sont pas en grève. Comme tout le monde le sait, une grève est soumise à un cadre réglementaire encadré par la législation du travail. Le concept d’une « grève » lancée «à mots couverts »  nous laisse perplexes » déclare le porte-parole de l’AMPL. « De plus, une grève « dévastatrice » des pilotes est facile à vérifier. La paralysie du trafic aérien au niveau national serait quand même difficile à rater ». « Puisque ce n’est pas le cas, on s’interroge réellement sur les véritables raisons de ces affirmations ? » Communiquer de fausses informations ou les manipuler sont des pratiques d’un autre temps et le citoyen marocain n’est pas dupe.

Alors si ce n’est pas un ordre de grève, que disait réellement le courrier envoyé par l’AMPL à ses membres ?

« Nous avons toujours été très flexibles quant à la programmation de nos vols, sur les horaires comme sur le nombre de vols que nous effectuons, pour accompagner notre compagnie et parce que c’est notre devoir de servir nos concitoyens » explique un représentant de l’AMPL. «  Notre vie sociale est très affectée parce que nos programmes mensuels peuvent changer du jour au lendemain. Je ne vois pas grandir mes enfants, je rate presque systématiquement tous leurs anniversaires et événements importants, je n’honore presque jamais mes rendez-vous chez le médecin parce que je réponds présent quand on m’appelle à quelques heures d’un vol pour suppléer au manque d’effectif chronique. Un sous-effectif qui était plus que prévisible quand RAM a abandonné la formation des pilotes de ligne, chose que nous n’avons pas arrêté de condamner sans pour autant être entendus.

Le courrier envoyé à nos membres, suite aux revirements et aux engagements non-tenus dans les discussions avec le management de la RAM, ne faisait donc que demander à nos membres de ne plus faire preuve de cette flexibilité, de faire leur travail strictement dans le cadre du programme qui leur a été communiqué. C’est le seul moyen pour que le management se rende compte de l’ampleur de la problématique et nous écoute enfin. Si faire son travail tel qu’il est défini par son employeur c’est « faire grève », alors je me demande combien de marocains sont en grève en ce moment même ».

« Mes collègues et moi travaillons tous au-delà de nos capacités, à la limite du maximum d’heures autorisées par les réglementations nationales et internationales. » rajoute un autre membre de l’AMPL

 

 

Mais pourquoi le dialogue social est-il bloqué ?

 

« Depuis le début de cette année, nous assistons à une vraie cabale médiatique dans laquelle nous avons été dépeints à l’opinion publique comme des enfants gâtés, qui veulent juste s’enrichir et faire couler la compagnie. Déjà, comment pourrions-nous souhaiter voir couler l’entreprise pour laquelle nous travaillons ? Ensuite, les revendications de revalorisation salariale sont légitimes. Les salaires qui ont été annoncés dans la presse sont tout bonnement hallucinants. nous sommes au même salaire depuis plus de 14 années et nous n’avons rien réclamé pendant toutes ces années. Il nous est même arrivé de participer à l’effort de restructuration de la compagnie comme en 2011, quand la compagnie était en crise. Mais quand on voit que ladite compagnie fait venir des pilotes étrangers, encore une fois pour pallier au sous-effectif du à la fermeture de l’École Nationale des Pilotes de Ligne, et que ces pilotes peu expérimentés sont payés plus que nous, avec plus de  jours de repos, on ne peut que s’indigner et demander une reconnaissance de nos efforts »  poursuit le porte-parole de l’AMPL.

« Le plus étrange dans cette histoire, c’est que nous ne butons même pas sur le sujet de la revalorisation salariale. Ce sont nos revendications autres que salariales dont certaines relatives à de meilleures conditions de travail qui coincent. Mais nous continuerons à demander ce qui nous semble primordial pour faire notre travail dans les meilleures conditions. Nous le devons à nos passagers qui nous ont toujours fait confiance » conclut le porte-parole de l’AMPL.

 

 

 

 

 

L’AMPL joue-t-elle sur les mots comme certains le prétendent? Est-ce une grève déguisée ? Quel est vraiment le contenu du fameux courrier sujet de la polémique ? Quelles sont les raisons du non-aboutissement du dialogue social entre les pilotes de ligne et leur compagnie ? L’AMPL fait le point

 

« D’abord, les pilotes de ligne ne sont pas en grève. Comme tout le monde le sait, une grève est soumise à un cadre réglementaire encadré par la législation du travail. Le concept d’une « grève » lancée «à mots couverts »  nous laisse perplexes » déclare le porte-parole de l’AMPL. « De plus, une grève « dévastatrice » des pilotes est facile à vérifier. La paralysie du trafic aérien au niveau national serait quand même difficile à rater ». « Puisque ce n’est pas le cas, on s’interroge réellement sur les véritables raisons de ces affirmations ? » Communiquer de fausses informations ou les manipuler sont des pratiques d’un autre temps et le citoyen marocain n’est pas dupe.

Alors si ce n’est pas un ordre de grève, que disait réellement le courrier envoyé par l’AMPL à ses membres ?

« Nous avons toujours été très flexibles quant à la programmation de nos vols, sur les horaires comme sur le nombre de vols que nous effectuons, pour accompagner notre compagnie et parce que c’est notre devoir de servir nos concitoyens » explique un représentant de l’AMPL. «  Notre vie sociale est très affectée parce que nos programmes mensuels peuvent changer du jour au lendemain. Je ne vois pas grandir mes enfants, je rate presque systématiquement tous leurs anniversaires et événements importants, je n’honore presque jamais mes rendez-vous chez le médecin parce que je réponds présent quand on m’appelle à quelques heures d’un vol pour suppléer au manque d’effectif chronique. Un sous-effectif qui était plus que prévisible quand RAM a abandonné la formation des pilotes de ligne, chose que nous n’avons pas arrêté de condamner sans pour autant être entendus.

Le courrier envoyé à nos membres, suite aux revirements et aux engagements non-tenus dans les discussions avec le management de la RAM, ne faisait donc que demander à nos membres de ne plus faire preuve de cette flexibilité, de faire leur travail strictement dans le cadre du programme qui leur a été communiqué. C’est le seul moyen pour que le management se rende compte de l’ampleur de la problématique et nous écoute enfin. Si faire son travail tel qu’il est défini par son employeur c’est « faire grève », alors je me demande combien de marocains sont en grève en ce moment même ».

« Mes collègues et moi travaillons tous au-delà de nos capacités, à la limite du maximum d’heures autorisées par les réglementations nationales et internationales. » rajoute un autre membre de l’AMPL

 

 

Mais pourquoi le dialogue social est-il bloqué ?

 

« Depuis le début de cette année, nous assistons à une vraie cabale médiatique dans laquelle nous avons été dépeints à l’opinion publique comme des enfants gâtés, qui veulent juste s’enrichir et faire couler la compagnie. Déjà, comment pourrions-nous souhaiter voir couler l’entreprise pour laquelle nous travaillons ? Ensuite, les revendications de revalorisation salariale sont légitimes. Les salaires qui ont été annoncés dans la presse sont tout bonnement hallucinants. nous sommes au même salaire depuis plus de 14 années et nous n’avons rien réclamé pendant toutes ces années. Il nous est même arrivé de participer à l’effort de restructuration de la compagnie comme en 2011, quand la compagnie était en crise. Mais quand on voit que ladite compagnie fait venir des pilotes étrangers, encore une fois pour pallier au sous-effectif du à la fermeture de l’École Nationale des Pilotes de Ligne, et que ces pilotes peu expérimentés sont payés plus que nous, avec plus de  jours de repos, on ne peut que s’indigner et demander une reconnaissance de nos efforts »  poursuit le porte-parole de l’AMPL.

« Le plus étrange dans cette histoire, c’est que nous ne butons même pas sur le sujet de la revalorisation salariale. Ce sont nos revendications autres que salariales dont certaines relatives à de meilleures conditions de travail qui coincent. Mais nous continuerons à demander ce qui nous semble primordial pour faire notre travail dans les meilleures conditions. Nous le devons à nos passagers qui nous ont toujours fait confiance » conclut le porte-parole de l’AMPL.

 

 

 

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