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En visite d’État au Qatar, le président américain Donald Trump et l’émir Cheikh Tamim ben Hamad Al Thani ont signé une série d’accords majeurs qui marquent une nouvelle étape dans les relations bilatérales entre les deux pays.
Cette visite, la première d’un président américain à Doha, a abouti à une série d’engagements stratégiques couvrant la défense, l’aviation et le commerce.
Parmi les annonces phares : Qatar Airways a passé une commande record de 160 avions auprès de Boeing, pour une valeur dépassant les 200 milliards de dollars selon Donald Trump. Cet accord représente l’une des plus importantes transactions jamais conclues dans le secteur aéronautique civil.
Du côté militaire, un protocole d’accord a été signé pour l’acquisition de drones MQ-9B par le Qatar, ainsi qu’une lettre d’offre et d’acceptation qui officialise cette coopération. En parallèle, les deux pays ont paraphé une déclaration d’intention sur le renforcement de leur partenariat en matière de défense, accompagnée d’une déclaration conjointe élargissant la coopération bilatérale dans plusieurs domaines.
« Nous avons porté la relation entre nos deux pays à un tout autre niveau », a déclaré l’émir qatari à l’issue de l’entrevue, saluant l’esprit de partenariat stratégique qui prévaut désormais entre Doha et Washington. Ces accords interviennent alors que la tournée régionale de Donald Trump continue de dessiner les contours d’un nouvel ordre au Moyen-Orient.
Une Tournée régionale d’envergure
La visite de Donald Trump au Qatar intervient au lendemain d’une première étape hautement symbolique en Arabie saoudite, où le président américain a entamé son second mandat sur la scène internationale en concluant un accord historique de 142 milliards de dollars en matière d’armement avec Riyad.
Qualifié par la Maison Blanche de « plus important accord de coopération en matière de défense de l’histoire » entre les deux pays, ce pacte inclut des technologies de pointe, une collaboration élargie entre le FBI et le ministère saoudien de l’Intérieur, ainsi que des engagements commerciaux majeurs. Accueilli en grande pompe à Riyad, Trump a également prononcé un discours remarqué appelant le royaume à rejoindre les accords d’Abraham, conditionnant cette évolution à la création d’un État palestinien.
Dans un geste diplomatique inattendu, il a annoncé la levée de toutes les sanctions américaines contre la Syrie, avant de rencontrer le nouveau président syrien Ahmed Al-Sharaa.
Cette première étape a également été marquée par des annonces économiques spectaculaires, dont un engagement d’investissement saoudien de 600 milliards de dollars aux États-Unis et un contrat majeur entre Nvidia et la société Humain, illustrant l’ambition de Trump de redessiner le paysage géopolitique et économique du Moyen-Orient.





