TURQUIE-USA: MALGRÉ D’ÉVENTUELLES SANCTIONS ET L’EXPIRATION DE L’ULTIMATUM DE TRUMP, ISTANBUL RÉSISTE AVEC L’APPUIE DE LA FRANCE ET DE LA RFA

Il semble donc que les relations diplomatiques entre la Turquie et les USA ne sont pas encore prêtes d’être correctement rétablies et pour cause, Trump signe et persiste à ce que « son » pasteur accusé par la Turquie d’espionnage et toujours retenu à Ankara soit libéré, ce que rejette catégoriquement Istanbul, qui ne veut en aucun cas se soumettre aux ordres du président américain même si ce dernier a touché profondément à la Livre Turque qui a beaucoup perdu de sa valeur ces derniers jours.

Aujourd’hui, l’ultimatum fixé par les Etats-Unis aux autorités turques pour la libération d’Andrew Brunson, un pasteur américain retenu depuis octobre 2016 à Ankara accusé d’espionnage et de terrorisme a expiré mercredi soir. Washington a menacé mercredi d’adopter un nouveau train de sanctions économiques, si Ankara ne le libère pas. La justice turque a refusé une nouvelle fois vendredi, de lever son assignation à résidence.

 

Un tribunal d’Izmir (Ouest de la Turquie) a rejeté vendredi un nouveau recours du pasteur Andrew Brunson. Le cas de cet homme qualifié d’«otage» par le président américain Donald Trump sur Twitter est au cœur d’une crise diplomatique très vive entre les deux pays depuis plusieurs jours.

Le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin a décidé de hausser le ton en annonçant que les Etats-Unis prendraient des sanctions supplémentaires contre Ankara si Washington n’obtenait pas la libération du pasteur Andrew Brunson. « Nous prévoyons de faire davantage s’ils ne le libèrent pas rapidement », a-t-il affirmé lors d’une réunion à la Maison Blanche du cabinet du président Trump.  De son côté, la Turquie a annoncé qu’elle répliquerait en cas de nouvelles sanctions américaines. Ankara qui se rapproche de Paris et de Berlin, est soutenue par Angela Merkel et Emmanuel Macron.

« Les dirigeants de deux pays européens importants, ont évoqué la force de l’économie turque. Le maintien de la stabilité économique est important non seulement pour la Turquie, mais aussi pour les économies européenne et mondiale. Ils ont également partagé l’idée, comme notre président, que la propension de l’administration Trump à utiliser le commerce, les dollars et les taxes comme des armes est erronée », a déclaré le porte-parole de la présidence turque, Ibrahim Kalin.

Une sortie de crise semble toujours floue pour la Turquie. Depuis le début de l’année, sa monnaie a perdu 40% de sa valeur par rapport au dollar.

 

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