LE PAPE, L’HOMOSEXUALITÉ ENFANTINE ET LA PSYCHIATRIE

De retour d’Irlande après une visite dominée par les abus de pédophilie dans le clergé, le pape François a semé le trouble en déclarant à propos des orientations homosexuelles: « Quand cela se manifeste dès l’enfance, il y a beaucoup de choses à faire par la psychiatrie, pour voir comment sont les choses ».

Cette déclaration faite dimanche devant la presse a été corrigée lundi par le Vatican, qui a retiré de son verbatim officiel la référence à la « psychiatrie » en affirmant que le souverain pontife ne voulait pas assimiler l’homosexualité à « une maladie psychiatrique ».

Les propos initiaux du souverain pontife ont provoqué l’indignation de la communauté LGBT (lesbiennes, gays, bi, trans), relayée ensuite par Mme Schiappa, secrétaire d’Etat chargée de l’égalité hommes/femmes et de la lutte contre les discriminations homophobes.

Le pape s’est illustré ces derniers mois en affirmant sa volonté de lutter contre la pédophilie, mais « c’est dommage que cette parole positive (soit) suivie par ces propos incompréhensibles et indéfendables sur l’homosexualité », a-t-elle déclaré sur RTL.

« Je comprends que les personnes (concernées) puissent se sentir stigmatisées par ces propos », a-t-elle relevé, en jugeant la recommandation du pape « extrêmement maladroite ».

« On ne choisit pas d’être homosexuel » et « c’est effectivement un danger que de penser qu’il y aurait une forme de maladie qui serait liée à l’homosexualité, et c’est avant tout je crois de l’ignorance », a ajouté Mme Schiappa.

« L’essentiel c’est de dire à tous les jeunes: +vous êtres homosexuels? Vous en avez le droit, et personne, pas même vos parents, ne peut vous dire que vous devez changer cela+ », a-t-elle conclu.

 

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