Manifestations au Maroc: une moyenne de 48 protestation par jour

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L’année 2017 a été marquée par l’organisation de 17.511 protestations au Maroc auxquelles ont participé 852.904 citoyens, soit une moyenne de 48 protestation par jour ayant mobilisé 2.337 participants

Ces chiffres ont été avancés, jeudi 15 novembre à Rabat, par le ministre d’État chargé des droits de l’Homme, Mustapha Ramid, lors de la journée d’étude sur les droits d’association et de rassemblement, organisée à l’occasion du 60ème anniversaire de la promulgation des Dahirs des libertés publiques de 1958.

Le ministre a rappelé l’adoption par le gouvernement, le 21 décembre 2017, du Plan d’action national en matière de démocratie et des droits de l’Homme (PANDDH), venant apporter un ensemble de mesures de référence visant à protéger les libertés de rassemblement, de réunion pacifique et de manifestation, outre la création d’associations.

Le plan, poursuit M. Ramid, a pour finalité également d'”établir un équilibre entre la préservation de l’ordre public et le respect des droits de l’Homme, conformément aux valeurs de la citoyenneté et du respect de la loi, ainsi que le renforcement du rôle des mécanismes institutionnels aux niveaux national, régional et local, en termes de suivi de la cadence des mouvements revendicatifs et sociaux.

Et d’ajouter que pour atteindre ces objectifs, le plan a adopté huit mesures d’ordre législatif et institutionnel, citant, entre autres, la poursuite du processus d’harmonisation du cadre juridique relatif aux libertés de rassemblement et d’association, l’examen des lois régissant les libertés publiques, la vérification des règles juridiques et procédures relatives aux différentes formes et types de manifestations, la simplification des procédures d’octroi d’autorisations de manifestations avec la bonne application des règles en vigueur et le renforcement des mécanismes d’intervention institutionnel et proactive pour éviter les tensions civiles et prévenir les violations.

Organisée par la chambre des représentants, en partenariat avec le CNDH et la fondation Westminster pour la démocratie, cette journée d’étude, qui coïncide avec la commémoration du 70ème anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’Homme, ambitionne d’enrichir le débat autour de l’exercice des libertés d’association et de rassemblement et de mettre en exergue les défis auxquels elles sont confrontées et ce, à la lumière des dispositions constitutionnelles.

Cette journée d’étude vise également à insuffler une nouvelle dynamique au débat public relatif aux procédures légales en matière de droit de rassemblement et de manifestation pacifique dans la voie publique et à mettre l’accent sur les rôles de la justice marocaine en tant qu’unique autorité habilitée à traiter les conflits relatifs à la vie associative, à garantir l’exercice du droit de rassemblement et de manifestation pacifique et à faciliter le droit de recours dans ce domaine.

Ont pris part à cette journée le président de la Chambre des conseillers, Hakim Benchamach et le secrétaire général du CNDH, Mohamed Sebbar, ainsi que les représentants de plusieurs institutions constitutionnelles et organisations de la société civile, d’académiciens et d’experts qui ont débattu autour du thème “La liberté d’association, de rassemblement et de manifestation pacifique: réalité et défis”, du point de vue de l’administration territoriale, du pouvoir judiciaire, de la société civile et des enseignants chercheurs.

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Un commentaire

  1. kar

    at 02:32

    la démocratie a toujours existait jusqu au suicide, donc faire mourir son peuple pour une raison inhabituelle tel que accélérer son temps qui n est que le temps de celui qui vous précédés, mais ne possédez pas ce que celui possède et vous précédé alors c est un retour en arriéré pour mieux avancer tel que l attache familial, avant tout le premier lien de retour. Donc démocratie suicidaire n est pas permise a un peuple musulman qui se doit d être le plus rapprocher des racine.or la démocratie publique non improviser devient de l exhibitionnisme de soi tel que demander ses valeurs or qu ils sont propre a soi et non acheter une valeur comme un mensonge pour voler un temps ou un peuple ou une âme alors passionnelle ou passagère l envie de crier fort et haut devient un effondrement et un vide tel que les pays sans âmes qui n arrivent plus a sortir leur peuple de leur démocratie, mode, déco, choix de vie et non destin qui fait que aujourd’hui huit un retour en arriéré et conventuelle pour eux car ils ne pourrons plus allez loin dans ce que l on peut appeler un présent que de savoir varier son peuple entre ses différents mouvements travail médecine et tous ce que l homme peut apprendre et non donner.Merci le peuple , mon peuple marocain que de n avoir que Dieu merci pour la democratie

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