L’ALGÉRIE DANS LE COMA ÉCONOMIQUE

Les rapports d’Experts et d’Organismes se succèdent et convergent sur au moins un point : une grave crise économique attend l’Algérie dans les années à venir si les prix du pétrole dégringolent durablement et si rien n’est fait pour engager de véritables et profondes réformes, écrit le journal électronique algérien « Tout Sur l’Algérie » (TSA).

« À en croire les prévisions, élaborées sur la base des chiffres que même le gouvernement ne conteste pas, le scénario catastrophe n’est pas à écarter », poursuit TSA.

Revenant sur les prévisions du Projet de Loi de Finances sur trois ans pour les principaux indicateurs (réserves de change, recettes et dépenses, balance des paiements…), la même source fait ressortir que « les déficits prévus de la balance des paiements sont de -17,2 milliards de dollars en 2019, -14,2 milliards en 2020 et -14 milliards en 2021, ce qui ramènerait les réserves pour les mêmes années à 62, 47,8 puis 33,8 milliards de dollars respectivement. Cela, si les prix du pétrole ne baissent pas sous le seuil du prix de référence sur la base duquel a été élaboré le PLF, soit 50 dollars ».

Pour TSA, « Un épuisement total des réserves n’est pas à exclure à l’horizon 2022, en 2023 au plus tard. La cote d’alarme pourrait être atteinte avant cette échéance », notant que « le dernier spécialiste à s’être exprimé sur la question, l’économiste Nour Medahi parle dans un entretien à Liberté d’une « situation de panique », lorsque les réserves de change descendraient au-dessous de la barre des 10 milliards de dollars, soit l’équivalent de trois mois d’importations au volume actuel ».

« Ce pessimisme quasi-unanime s’explique par la nouvelle donne survenue dans le Marché pétrolier avec l’affaiblissement de l’Arabie Saoudite, jusque-là principal régulateur des prix avec le schiste américain. On a vu comment le Royaume, en pleine tempête de l’affaire Khashoggi, avait procédé en novembre dernier à l’augmentation de sa production suite à des injonctions publiques du président américain », écrit TSA.

« Un scénario à la vénézuélienne ? On n’en sera sans doute pas là mais l’inflation pourrait atteindre des records à cause de la conjonction de plusieurs facteurs : la raréfaction de certains produits si leur importation est limitée ou arrêtée, la dévaluation inévitable du Dinar si les réserves de change venaient à s’épuiser et l’explosion de la masse monétaire à cause du recours à la planche à billets et l’injection des sommes imprimées dans le circuit économique. Les effets du « financement non conventionnel » ne se feront en effet sentir qu’à cette période », selon « Tout Sur l’Algérie ».

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