Meurtres d’Imlil : éclairages d’Abdelhak Khiam, chef du BCIJ

Hibapress

Dans un entretien du chef du BCIJ accordé à l’AFP, celui-ci affirme que la « cellule » se composait de 18 membres dont « trois ayant des antécédents judiciaires dans des affaire liées au terrorisme ».

Menée par Abdessamad Ejjoud, un marchand ambulant de 25 ans, considéré comme « l’émir du groupe » déclare Abdelhak Khiam, directeur du Bureau central d’investigations Judiciaires (BCIJ) dans un entretien accordé à l’AFP le lundi 24 décembre.

Celui-ci avait « déjà purgé une peine car il voulait rejoindre les foyers de tension – Syrie, Irak …etc.  – en 2014 », précise Abdelhak Khiam. Des suites de sa remise en liberté, « l’émir » a organisé la création d’une cellule ayant comme but de « mener une action terroriste à l’intérieur du royaume » poursuite le chef du BCIJ.

Les meurtres d’Imlil ont eu lieu dans la nuit du 16 au 27. Deux passionnées de nature – Louisa Vesterager Jespersen, une étudiante danoise de 24 ans ainsi que Maren Ueland une norvégienne de 28 ans- y perdent la vie.  Exécutées par quatre meurtriers appartenant à une cellule proche de l’idéologie de Daech mais « sans contact » direct avec ses cadres, que ce soit en Syrie ou en Irak, déclare Abdelhak Khiam et ce en dépit de la vidéo d’allégeance des quatre meurtriers diffusée par un compte associé solitaire associé à l’Etat Islamique. « Nous avons affaire à une idéologie véhiculée par les organisations terroristes. Les moyens technologiques aident à diffuser cette idéologie et n’importe qui sous l’influence de cette idéologie peut passer à l’acte » précise Abdelhak Khiam avant d’ajouter que « les origines de cet extrémisme doivent être combattues, à savoir la précarité, l’analphabétisme et l’ignorance ».

L’acte n’aurait pas été préparé affirme le patron du BCIJ. « Ils s’étaient mis d’accord sous l’influence de leur émir pour mener une action terroriste à l’intérieur du royaume visant ou les services de sécurité ou des touristes étrangers » déclare le chef de l’antiterrorisme. Célèbre pour sa fréquentation touristique, les terroristes choisissent la région d’Imlil. « Deux jours après leur arrivée, ils ont vu les deux touristes installées dans une zone isolée et ils « se sont mis d’accord pour passer à l’acte » souligne Abdelhak Khiam.

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