HIBAPRESS-Mohamed Manfalouti
La saison des récoltes de cette année est un événement exceptionnel, marqué positivement par une abondance et des récoltes de paille et de grains. Négativement, elle a été assombrie par le spectre des incendies, faute d'une stratégie réaliste et sage susceptible de mettre fin à ce danger qui a tout consumé, laissant de vastes terres comme si elles n'avaient jamais été fertiles.
La problématique des incendies qui ont touché de nombreuses communes dans la province de Settat a suscité de nombreuses réactions, notamment celle du Dr. Aziz Rimane, chercheur originaire de la région de Mezab, qui a rappelé les événements : "Des années de sécheresse ont été pénibles pour les agriculteurs, affectant négativement la sécurité alimentaire et la nappe phréatique. Mais la grâce de Dieu est vaste, le Royaume a connu une saison exceptionnelle en termes de pluie et d'agriculture, où le simple agriculteur, avant le plus aisé, a pu respirer et espérer obtenir un bon rendement qui pourrait lui faire oublier l'amertume des années de sécheresse."
"J'attendais la mise en place d'un plan et d'une stratégie solide, soit par l'un des représentants de la nation en tant qu'élus, soit par les autorités de tutelle du secteur, ne serait-ce que sous forme de question orale lors d'une séance parlementaire, afin de limiter le phénomène des incendies qui me préoccupe, car il menace la récolte agricole et la sécurité alimentaire", a ajouté l'intervenant, étonné et interrogeant les représentants de la nation sur l'étendue de leurs interventions.
Le même intervenant a proposé des initiatives qui pourraient arrêter la progression des incendies, notamment :
* Imposer une assurance contre les risques d'incendie pour les agriculteurs, les machines agricoles et les travailleurs, avec un renforcement de la surveillance à cet égard.
* Imposer une bande de sécurité, en particulier pour les vastes champs et terres adjacentes, où le propriétaire de la parcelle devrait faucher le bord de son terrain sur environ 6 mètres au minimum, puis bien le labourer, afin que les pertes soient minimes si le destin le veut.
* Sensibiliser le citoyen par tous les moyens audiovisuels, écrits et sur le "nuage bleu" pour éviter les causes des incendies.
* Créer des antennes temporaires de la protection civile ou équiper et déployer des véhicules dans les zones agricoles, en particulier celles connues pour les températures élevées.
* Pourquoi pas, utiliser des avions de lutte contre les incendies à cette fin.
* Obliger les propriétaires de machines agricoles à équiper leurs engins de tous les moyens techniques d'extinction.
L'intervenant a conclu son post en disant : "Ce n'est qu'un avis et un rêve, et Dieu seul sait."
Personne ne nie que la région de la Chaouia est le "grenier du Maroc" agricole, car elle dispose d'une vaste superficie de terres fertiles propices à la culture de céréales de toutes sortes, sans parler de la production animale, se classant ainsi aux premières places pour certaines cultures (céréales) et dans la production de viandes blanches et rouges. Cependant, elle souffre de plusieurs problèmes, dont le spectre des incendies qui ciblent ses récoltes chaque année, ce qui remet sur la table le dossier de l'assurance contre les risques menaçant les produits agricoles dans notre pays. Ce problème menace aujourd'hui les investissements des professionnels du secteur et constitue un obstacle à la réussite de la stratégie du Plan Maroc Vert, sur lequel le gouvernement mise à l'avenir pour améliorer la qualité des produits agricoles et accroître leur compétitivité.





