Renoncer à la viande peut sauver des millions de vies

Hibapress

Le remplacement de la viande par la consommation d’autres protéines «pourrait empêcher des millions de morts inutiles par an» et réduire de façon spectaculaire le volume des gaz à effet de serre.

C’est ce qui ressort d’une étude du Forum économique mondial (WEF), qui indique que 2,4% des morts causées dans le monde par l’alimentation pourraient être évitées en réduisant la consommation de viande, en particulier de bœuf.

Dans les pays riches, où la consommation de bœuf est élevée, le pourcentage de vies épargnées pourrait même être de 5%, a souligné le WEF, qui rassemble chaque année en janvier le gratin du monde des affaires dans la station de ski huppée de Davos, dans l’est de la Suisse.

L’étude n’a pas fourni de chiffres sur le nombre de personnes qui meurent chaque année de causes alimentaires. En outre, la demande de viande va continuer à augmenter, car la population mondiale pourrait atteindre les 10 milliards d’ici à 2050. “Il sera impossible de satisfaire cette demande”, a averti le directeur exécutif du WEF Dominic Waughray dans un communiqué.

Il a souligné que “l’innovation dans les produits, l’amélioration de la production de bœuf, de porc et de poulet et des efforts de la part des consommateurs pour diversifier leur alimentation” pourraient contribuer à l’amélioration de la santé dans le monde, même sans totalement renoncer à manger de la viande.

L’étude a insisté aussi sur les conséquences pour l’environnement. En 2010, a-t-il rappelé, la production de bœuf représentait à elle seule un quart de toutes les émissions de gaz à effet de serre provoquées par l’alimentation.

L’élevage constitue une menace pour l’atmosphère terrestre, en raison du rejet par les bovins d’énormes quantités de méthane et de l’accroissement des pâturages au détriment des forêts qui absorbent le carbone.

“Les preuves sont claires, notre système alimentaire doit se transformer pour le bien de la planète et l’avenir de l’humanité”, a affirmé le directeur général du Fonds mondial pour la nature (WWF) Marco Lambertini, cité dans le communiqué.

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