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L’ingénierie sociale est un terme générique désignant les techniques exploitant la confiance d’une personne pour obtenir de l’argent ou des informations confidentielles. Ce type de fraude peut inclure la compromission de messageries professionnelles, l’extorsion sexuelle, ainsi que les escroqueries sentimentales, l’usurpation d’identité ou les arnaques à l’investissement.
Après une phase initiale de collecte et d’échange de renseignements, les pays participants à Interpol ont mené plus de trois mois d’opérations. Celles-ci ont consisté en des actions proactives contre des cibles de grande valeur, des perquisitions dans des locaux identifiés, le blocage ou le gel de comptes bancaires et de portefeuilles virtuels, la demande de notices et de diffusions d’INTERPOL et l’utilisation proactive du Système Mondial d’Intervention Rapide en matière de paiements (I-GRIP) d’INTERPOL, un mécanisme d’arrêt des paiements permettant de bloquer rapidement les flux financiers illicites d’actifs fiduciaires et virtuels.
Plus de 142 000 victimes ont été identifiées dans le monde lors de l’opération First Light 2026, ce qui souligne l’ampleur de la menace transnationale que constituent désormais les escroqueries et les fraudes par ingénierie sociale, affectant les particuliers, les entreprises et les gouvernements. Parmi les autres résultats significatifs :
– 152 808 cas analysés
– 31 014 comptes bancaires bloqués
– 23 715 affaires résolues
– 15 606 suspects identifiés
– 99 avis et diffusions émis
Tomonobu Kaya, directeur du Centre de lutte contre la criminalité financière et la corruption d’INTERPOL, a déclaré :
« Les escroqueries par ingénierie sociale constituent toujours une menace importante pour notre société. Les organisations criminelles exploitent la psychologie humaine pour manipuler leurs victimes, et aucune nation ne peut être en sécurité tant que tous les pays ne sont pas équipés et engagés dans une lutte conjointe. INTERPOL s’engage à soutenir ses pays membres dans l’élaboration d’une stratégie globale et coordonnée pour lutter contre la cybercriminalité financière, les réseaux criminels organisés et le blanchiment d’argent qui les alimente.»





