Hibapress / Radio-Canada
Un cessez-le-feu était entré en vigueur en avril, avant d’être entériné le 17 juin par un protocole d’accord.
Les États-Unis ont lancé tôt mardi une nouvelle salve de frappes contre l’Iran, marquant une nouvelle escalade dans la reprise des hostilités, même si Donald Trump a affirmé qu’un accord avec Téhéran était encore « possible ».
Le commandement américain pour le Moyen-Orient (CENTCOM) a annoncé dans un communiqué avoir commencé à lancer une troisième nuit consécutive de frappes contre l’Iran
, peu après minuit heure de Téhéran.
Nous allons les frapper fort ce soir, et nous allons les frapper fort demain
, avait déclaré peu avant Donald Trump dans une interview radio.
Pour le président américain, les dirigeants iraniens ne peuvent absolument rien faire contre
ces frappes. Ils n’ont rien d’autre en leur faveur, si ce n’est leurs grandes gueules
, a-t-il ajouté.
Quatre nouvelles explosions ont été entendues près de Bandar Abbas, ville portuaire du sud de l’Iran située sur le détroit d’Ormuz, a rapporté l’agence de presse IRNA.
Les Émirats arabes unis ont par ailleurs fait état mardi d’attaques de missiles iraniens contre deux de leurs pétroliers dans le détroit d’Ormuz, tuant un membre d’équipage.
Devant la presse à la Maison-Blanche, Donald Trump a tout de même estimé dans la soirée qu’un accord avec l’Iran était encore possible
.
Auparavant, Donald Trump avait annoncé lundi le rétablissement du blocus des ports iraniens dans le secteur du détroit d’Ormuz, voie maritime stratégique au cœur de la reprise des hostilités avec l’Iran dans cette guerre qui ébranle l’économie mondiale.
Les États-Unis seront désormais connus sous le nom de « GARDIENS DU DÉTROIT D’ORMUZ »
, a lancé sur son réseau Truth Social le président américain, après une série de frappes nocturnes visant à empêcher l’Iran d’attaquer des navires, selon le commandement américain pour le Moyen-Orient (CENTCOM).
Et il a annoncé le rétablissement du « BLOCUS DE L’IRAN » – ainsi nommé, car il empêche uniquement les navires ou les clients de l’Iran d’entrer ou de sortir
.
L’armée américaine a dit qu’il entrerait en vigueur mardi à 20 h GMT.
Tout comme Téhéran souhaite instaurer des frais de service pour traverser le détroit, le président américain veut percevoir une rémunération correspondant à 20 % de la valeur des cargaisons
transitant par la voie maritime, pourtant soumise au droit international censé garantir la liberté de navigation.





