ALGÉRIE/LE PIRE RIDICULE DE LA PRÉSIDENTIELLE: UNE DAME ORDINAIRE RETIRE LES DOCUMENTS POUR SE PRÉSENTER UNIQUEMENT PARCE QU’ELLE A CONTRACTÉ UNE « VISION DIVINE »

Depuis l’annonce de l’organisation de l’élection présidentielle, Bouira compte deux éventuels candidats avec Belkacem Laoudia, libre et Adoul Mahfoud du Parti de la Victoire nationale.

La descente aux abîmes continue. Après la convocation du corps électoral en prévision de la présidentielle d’avril prochain, le citoyen assiste à un nouveau numéro digne des meilleurs cirques au monde.

Chaque jour a son lot de ridicule. Comment accepter de donner des formulaires de candidature à des personnes qui n’ont aucun profil pour pouvoir un jour diriger un pays comme l’Algérie. N’en déplaise aux mauvaises langues, l’Algérie a été libérée par des Hommes et des Femmes dont le sacrifice suprême mérite le respect.

La présidence de la République est une fonction quelque part sacrée. On ne peut pas la banaliser au point de laisser une dame qui dit avoir eu une vision, y postuler. Un apiculteur, un ingénieur qui ne fait point de différence entre le féminin et le masculin prétendre diriger ce vaste pays.

La politique est, hélas, devenue par la force des choses un moyen pour se frayer un chemin vers une place sociale aisée dans la société. Parce que les valeurs ont disparu, laissant la place au «après moi le déluge», une bonne dame de Djebahia, wilaya de Bouira, fait le buzz sur les réseaux sociaux après qu’elle a retiré les documents et décidé de se présenter à l’élection présidentielle prochaine, justifiant son acte par une vision divine. On croyait que le dernier prophète était Mohammed (Qsssl).

Même si et c’est une certitude, cette femme ainsi que plusieurs autres candidats n’arriveront pas à terme et leur candidature s’évaporera d’ici avril, il n’en demeure pas moins que ce qui se fait actuellement est une atteinte cruciale et avérée au statut de président.

Tout le monde est pour un candidat jeune mais qui doit justifier d’un niveau intellectuel d’envergure, parce qu’on le veuille ou non, le président est le symbole d’un pays, il est le garant des droits, le concepteur du mode économique.

Tout le monde veut aussi un président qui donnera à l’acte politique un sang neuf. Ces conditions sont les garde-fous et les lignes à ne pas franchir si réellement on veut une Algérie meilleure.

Parmi les personnes ayant exprimé leur intention de se présenter, nous retrouvons aussi d’anciennes figures qui, depuis des décennies, mènent en barque le peuple à travers des promesses jamais tenues.

De Benflis à Nekkaz, en passant par ce général à la retraite, en attendant Makri et beaucoup d’autres personnes qui rêvent des couloirs du palais d’El Mouradia, la chanson est la même avec seulement des refrains différents.

Même Faouzi Rebaïne qui a fait 0,3% lors de la précédente élection a repris son bâton de pèlerin. Parmi ces «oseurs», on a même un apiculteur qui propose de dissoudre Air Algérie et la dénommer «Algeria Airways».

Faible perspective pour un président de la République.

La tendance est pareille dans les rangs des politicards qui, pendant plus d’une décennie et demie, se cachent derrière le sacro-saint argument du programme du Président. S’ils insistent à ce qu’il se présente, ce n’est point par souci pour le pays, mais pour continuer à tirer les ficelles.

L’Algérie a besoin aujourd’hui de candidat en mesure de relever les défis économiques, sécuritaires.

Israël est à quelques pas de nos frontières avec le Tchad et cette entité sioniste ne nous pardonnera jamais notre position, quant à la question palestinienne.

Un président en mesure de solutionner la mal-vie de notre jeunesse qui se jette dans les mers et océans, un président capable de libérer le pays de la dépendance des hydrocarbures. L’Expression.dz

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