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Le ministre délégué auprès du chef du gouvernement chargé de l'Administration de la défense nationale, Abdellatif Loudiyi, a souligné lundi à Rabat que la sécurisation des systèmes d'information et le renforcement de leur résilience ne sont plus une option, mais une nécessité imposée par les transformations numériques.
Monsieur Loudiyi a déclaré, dans une allocution prononcée lors de la cérémonie d'ouverture de l'édition nationale de la semaine de la cybersécurité, organisée par la Direction générale de la sécurité des systèmes d'information (DGSSI) relevant de l'Administration de la défense nationale sous le slogan "La cybersécurité au service de la transformation numérique et du développement", que "ce qui nous réunit aujourd'hui est une conviction profonde que la sécurisation des systèmes d'information et le renforcement de leur résilience ne sont plus une option, mais une nécessité imposée par les transformations numériques", estimant que "la cybersécurité est un moyen par lequel nous cherchons à construire un espace numérique sûr, où la transition numérique réussit, et que nous considérons comme un chantier prioritaire et un accélérateur du développement économique et social dans nos pays".
Il a souligné que ce forum est venu pour être un espace de dialogue constructif sur les défis posés par la cybersécurité, et pour rechercher les moyens de les relever par des approches communes, notant que "le point de départ est la reconnaissance de l'impact des cyberattaques, qui ne peut être ignoré. Les cyberattaques ne sont plus des risques virtuels que nous abordons lors de rencontres spécialisées, mais sont devenues une réalité tangible à laquelle les États sont confrontés sans exception, y compris les pays développés".
Après avoir mentionné les dommages causés par ces attaques, qui ont contribué à accroître la prise de conscience des institutions, qu'elles soient publiques ou privées, de l'importance de la cybersécurité dans la gestion des risques, Monsieur Loudiyi a estimé que cela "prouve, sans aucun doute, qu'il ne s'agit pas d'un luxe ni d'une simple dépense supplémentaire, mais qu'elle est devenue le cœur de la gouvernance des institutions, et une condition de la continuité de leurs activités et de la protection de leurs intérêts".
Dans le même ordre d'idées, le ministre a souligné qu'"il n'est plus possible de se contenter de traiter les incidents après qu'ils se soient produits. Une approche basée sur l'anticipation, la préparation, la détection précoce et la réponse est requise. C'est une approche qui commence aux plus hauts niveaux de décision au sein de chaque institution, et qui englobe ses différentes composantes, chacun selon sa position et ses responsabilités".
Il a expliqué que relever ces défis nécessite la poursuite des efforts dans le cadre d'une vision nationale claire, qui définit les priorités et les orientations et assure la coordination entre les intervenants, soulignant que cette vision repose sur cinq axes intégrés, à savoir un cadre juridique et réglementaire clair qui définit les responsabilités, réglemente les engagements et suit les évolutions du domaine, le développement des capacités humaines, techniques et financières, la sensibilisation et la diffusion de la culture de la cybersécurité, le renforcement des capacités de surveillance, de réponse et de protection, ainsi que la coopération régionale et internationale.
À cet égard, Monsieur Loudiyi a déclaré que "ces efforts, malgré leur importance, ne sont que des briques dans un système national cohérent, qui ne s'achève qu'avec l'intégration des rôles. La Direction générale a ses prérogatives, conformément à la loi, et chaque propriétaire d'un système d'information a la responsabilité de protéger son système et d'allouer les ressources nécessaires à cet effet. C'est par cette intégration que nous construisons notre résilience collective".
Il a ajouté que "la résilience que nous recherchons n'est pas un projet que nous réalisons puis dont nous tournons la page, mais un travail continu qui nécessite une adaptation aux nouveautés, car les menaces évoluent constamment, et les attaquants n'arrêtent pas d'inventer de nouvelles méthodes. Par conséquent, notre responsabilité exige d'élever le niveau de vigilance, de revoir les moyens de protection et de tester la préparation de nos systèmes".
Il a poursuivi en disant : "Dans ce domaine, il ne suffit pas de se préparer aux menaces d'aujourd'hui, il faut aussi anticiper les menaces de demain. À cette fin, notre expérience sur le terrain et les leçons que nous avons tirées nous poussent à dire que quatre enjeux fondamentaux méritent d'être prioritaires au cours de la prochaine étape".
Ces enjeux, selon le ministre, comprennent la formation et la qualification du personnel spécialisé dans le domaine de la cybersécurité, le soutien aux entreprises nationales opérant dans le domaine de la cybersécurité, la sécurisation et la protection des infrastructures d'importance vitale, ainsi que les défis posés par l'intelligence artificielle dans sa relation avec la cybersécurité, estimant que cette intelligence est "une arme entre les mains des attaquants, mais c'est aussi un outil prometteur entre les mains des défenseurs, qui permet la détection précoce des menaces et l'accélération de la réponse".
Le ministre a également souligné l'importance de la coopération régionale et internationale, rappelant qu'en partant de cette conviction, le Royaume du Maroc, conformément à la vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu le glorifie, veille à s'engager activement dans les initiatives et les mécanismes visant à renforcer la coopération entre les États, tout en accordant une attention particulière à son environnement africain et arabe.
Le ministre a conclu que la construction d'un espace numérique sûr est une responsabilité partagée, "qui exige de nous tous de poursuivre le travail, de renforcer la coordination, d'investir dans les compétences et d'ancrer la culture de la vigilance et de la prévoyance. La confiance est ce que nous construisons ensemble, et la cybersécurité en est le fondement".
L'édition nationale de la semaine de la cybersécurité, organisée par la Direction générale de la sécurité des systèmes d'information, relevant de l'Administration de la défense nationale, se déroule du 12 au 14 octobre courant, et se caractérise par un programme riche et varié de tables rondes et d'ateliers, constituant un espace de débat et d'échange de vues sur les questions les plus importantes du domaine, en présence et avec la participation d'une élite de décideurs, d'experts et de professionnels dans le domaine de la cybersécurité.





