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Le Maroc est idéalement positionné pour s’imposer comme un hub mondial majeur de production de véhicules électriques, alors que la transition vers la mobilité verte est en train de redessiner la carte industrielle mondiale, écrit lundi la publication US « The Conversation ».
Dans un article d’analyse, le média souligne que la transformation du Maroc en une véritable puissance de l’automobile électrique et son positionnement idéal pour devenir un hub international majeur ne relèvent pas du hasard, mais de la convergence d’atouts géographiques, géopolitiques et de ressources naturelles uniques.
« Le Royaume abrite à Tanger le plus grand port en eau profonde d’Afrique et de la Méditerranée (…) Ce complexe est directement connecté à des zones industrielles d’envergure parrainées par l’État, spécifiquement conçues pour les constructeurs automobiles et leurs fournisseurs », note la publication.
Le média s’attarde également sur la position du Royaume en tant que « carrefour de libre-échange unique », rappelant dans ce sens que le Maroc dispose d’accords de libre-échange hautement stratégiques avec l’Union européenne, outre le fait qu’il est le seul pays d’Afrique du Nord à être lié par un accord de libre-échange avec les États-Unis d’Amérique, offrant un accès privilégié aux deux plus grands marchés occidentaux.
D’autre part, « The Conversation » précise que le Royaume détient environ 70 % des réserves mondiales de phosphate, essentiel pour les technologies de batteries LFP (Lithium Iron Phosphate), ainsi que d’abondantes réserves de cobalt.
Evoquant l’expertise industrielle « déjà éprouvée » du Maroc, la publication rappelle que l’automobile est déjà son premier secteur exportateur avec 17 milliards de dollars de véhicules et de pièces détachées », précise-t-on.
Cette transformation est le fruit d’une stratégie de long terme menée par le gouvernement marocain depuis deux décennies à travers la création de « zones franches » (comme la Tanger Automotive City), rappelle le média.





