HIBAPRESS – Mohamed Zerouih
Le Ministère de la Transition Énergétique et du Développement Durable a décidé de prolonger la première période complémentaire de recherche au profit de la société britannique Predator Oil & Gas, détentrice de licences d'exploration terrestre dans la région de Jerada, pour une durée supplémentaire de huit mois, prenant fin le 5 novembre 2026, selon une décision publiée au Journal Officiel. La société attend par ailleurs les résultats des tests techniques liés au puits MOU-6, dont dépend la détermination de la viabilité commerciale des ressources en gaz naturel de la région.
Cette prolongation intervient à une étape cruciale du programme d'exploration, après le début des travaux de forage du puits mentionné le 19 septembre 2026, dans le cadre d'une opération qui, selon le calendrier annoncé, prend environ vingt jours. Les résultats des tests finaux ne sont toujours pas annoncés, alors que l'attention se porte sur la capacité du puits, après y avoir apporté des modifications techniques, à réaliser un flux de gaz stable permettant de passer de la phase de recherche à des perspectives d'exploitation commerciale.
Des estimations contenues dans un rapport technique indépendant indiquent que les ressources ciblées récupérables pourraient atteindre environ deux milliards de mètres cubes de gaz, dans la limite de la quote-part de la société estimée à 75 pour cent. Cependant, l'atteinte de ces quantités reste subordonnée à ce que révéleront les tests sur le terrain, et à leur confirmation de l'existence de réserves exploitables dans des conditions économiques et techniques favorables.
Les enjeux du projet ne se limitent pas aux indicateurs liés au puits MOU-6, puisque la société cherche à évaluer d'autres potentialités géologiques dans la région, incluant le gaz d'origine thermique en profondeur, ainsi que les ressources de gaz d'origine biologique, qui pourraient ouvrir de nouvelles perspectives de valorisation, notamment dans le contexte de la demande industrielle de sources d'énergie. Cette orientation rappelle les expériences d'exploitation du gaz dans la région du Gharb, où le gaz naturel comprimé est utilisé dans des applications liées aux besoins industriels.
Si les résultats des tests s'avèrent positifs et prouvent la viabilité économique du projet, la société pourrait déclarer le caractère commercial de la découverte et présenter une demande d'obtention d'une concession d'exploitation, tout en explorant des options pour rentabiliser ses investissements d'exploration via un accord de cession du projet ou la création d'un partenariat avec un investisseur dont l'identité n'a pas été révélée. Ces développements coïncident avec d'autres enjeux pour le développement de la production gazière au Maroc, dont le projet de Tendrara qui vise, lors de sa première phase, à commercialiser 100 millions de mètres cubes par an de gaz naturel liquéfié, renforçant ainsi les aspirations au développement des ressources locales et à la diversification des sources d'approvisionnement énergétique.





