HIBAPRESS – Fès
La chambre criminelle d'appel de la Cour d'appel de Fès a décidé, ce jeudi matin, de poursuivre les procédures d'examen de l'affaire du meurtre de l'étudiant de gauche Mohamed Ben Aissa Ait El Jid, en se passant de l'audition du témoin à charge Al-Khaymar Al-Hadioui, et en considérant le dossier dans lequel le dirigeant du parti de la justice et du développement, Abdelali Hami El Din, est poursuivi, prêt à être discuté.
Cette décision est intervenue suite à un débat entre la cour et la défense des deux parties concernant l'absence du témoin à la séance, après que la défense des parties civiles ait présenté un certificat médical pour justifier son absence, ce qui a poussé cette dernière à demander le report de la discussion jusqu'à son audition.
En revanche, la défense de Hami El Din s'est opposée à la demande de report, demandant à ce que l'affaire soit considérée comme prête à être discutée, dans une démarche qui a conduit au rejet de la demande de report et à l'abandon de l'audition du témoin mentionné.
La séance, présidée par le conseiller Mohamed Amzian, a été le théâtre d'un débat juridique sur le certificat médical présenté, où l'avocat Omar Hallawi, membre de la défense de Hami El Din, a soulevé la question du droit de la défense des parties civiles à présenter un document médical concernant une autre personne, considérant que cela posait un problème juridique qui nécessitait une réflexion.
Cette évolution intervient dans le cadre du parcours judiciaire de l'affaire qui remonte au meurtre de l'étudiant Mohamed Ben Aissa Ait El Jid, et qui est restée sous les feux de la rampe en raison de ses antécédents et de ses répercussions judiciaires et politiques.
La discussion du dossier devrait se poursuivre conformément aux procédures qui seront définies par le tribunal, dans le respect des garanties légales et des droits des différentes parties à l'affaire.





