HIBAPRESS – Abdellatif Baraka
La population de la province de Taroudant espère que le nouveau gouvernement présidé par Fatima Ezzahra Mansouri représentera une véritable opportunité pour relancer la roue du développement dans la province, compte tenu de la présence de trois ministres originaires de cette province : "Abdel Samad Kayouh, ministre du Transport et de la Logistique, Abdelatif Ouahbi, ministre de la Justice, et Khalid Aït Taleb, ministre de l'Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts". Cela s'accompagne d'espoirs d'accélérer le traitement des dossiers en suspens et de répondre aux attentes des citoyens, qui font toujours face à des problèmes structurels, administratifs et financiers qui affectent la trajectoire du développement local.
L'étendue du territoire de la province, qui comprend 89 communes territoriales, pose d'importants défis en matière de gestion administrative et de rapprochement des services de la population, notamment dans les zones rurales et montagneuses. Parmi les principales revendications figure la création de deux provinces dans le territoire pour alléger le fardeau administratif, rapprocher l'administration des citoyens, améliorer l'efficacité de la gouvernance territoriale, tout en accélérant la réalisation des projets d'infrastructure, la désenclavement et l'amélioration des services de santé, d'éducation et d'approvisionnement en eau potable. Face à ces défis, tous les regards se tournent vers les trois ministres et les sept parlementaires appartenant à la province, au milieu des interrogations sur leur capacité à transformer leur présence au sein des institutions en force de proposition et de plaidoyer pour Taroudant. Le pari aujourd'hui ne concerne pas le nombre de postes et de représentations politiques, mais plutôt leur impact sur la vie des citoyens, à travers des projets concrets, des programmes clairs et des engagements spécifiques pour traiter les déséquilibres accumulés. Entre espoirs et attentes, la population de Taroudant attend de la nouvelle phase gouvernementale un élan de développement capable de réduire les disparités spatiales, de stimuler l'investissement, de créer des emplois et d'accélérer les chantiers qui stagnent. La question qui se pose est de savoir si la représentation politique dont bénéficie la province réussira à traduire les promesses en résultats tangibles, ou si les dossiers de développement continueront d'attendre des solutions qui placent les besoins de la population en tête des priorités.





