HIBAPRESS – Rabat
Des crédits financiers d'un montant de 25 milliards de dirhams seront alloués pour accélérer la mise en œuvre de la nouvelle génération de programmes intégrés de développement territorial, dans le cadre des orientations générales du projet de loi de Finances pour l'année 2027, qui place la réduction des disparités territoriales et le renforcement de la souveraineté stratégique du Royaume parmi ses priorités principales.
Selon un communiqué du Cabinet Royal, suite au Conseil des ministres présidé par le Roi Mohammed VI, le samedi 17 octobre 2026, au Palais Royal à Rabat, ces crédits visent à concrétiser les directives royales visant à accélérer la mise en œuvre des programmes intégrés de développement territorial.
Dans ce contexte, le projet comprend l'accélération de la mise en œuvre du chantier de la régionalisation avancée, à travers la refonte des compétences des régions selon une logique de clarté et d'efficacité, le renforcement des mécanismes de coordination et de contractualisation entre l'État et les régions, ainsi que la pleine application de la charte de la déconcentration administrative.
Les priorités du projet ne se limitent pas au développement territorial, mais s'étendent au renforcement de la souveraineté stratégique du Royaume dans les domaines de l'eau, de l'énergie, de l'alimentation et de la numérisation, afin de soutenir la capacité du pays à faire face aux transformations internationales et à garantir sa sécurité dans les secteurs vitaux.
Dans le domaine de l'eau, le projet se concentre sur la garantie de la sécurité stratégique hydrique, tandis que le volet énergétique comprend l'accélération du programme de développement des énergies renouvelables, la poursuite du déploiement de l'offre marocaine d'hydrogène vert, et la progression graduelle dans la mise en œuvre de la feuille de route des infrastructures gazières.
Le projet comprend également des mesures pour renforcer la sécurité alimentaire et la souveraineté numérique nationale, parallèlement à la construction d'une économie forte capable de financer l'ambition sociale et souveraine, et à l'accélération des réformes institutionnelles et au maintien de la stabilité des équilibres macroéconomiques et financiers.
Dans le volet économique, le projet de loi de Finances accorde une importance particulière au renforcement de l'investissement privé, à travers la consolidation des mécanismes de soutien prévus par la charte d'investissement, la poursuite de la réforme des centres régionaux d'investissement, tout en se concentrant sur le soutien aux très petites, petites et moyennes entreprises.





