FRANCE OU QUAND UNE ASSOCIATION DE DÉFENSE DES ANIMAUX DÉFIE L’ÉTAT : LE PROCÈS DE L’ABATTOIR D’ALÈS, JUGÉ UN VRAI SCANDALE!

En octobre 2015, l’Association Française L214 dévoilait des images insoutenables filmées dans l’abattoir régional d’Alès, dans le Gard : gorges cisaillées à vif, vaches suspendues encore conscientes, bovins et moutons saignés sous les yeux de leurs congénères, chevaux mal assommés… La situation des animaux est déjà tragique lorsque la réglementation est respectée : elle est pire lorsque des infractions sont commises.

Suite à la plainte déposée par L 214, le Parquet avait ouvert une enquête au terme de laquelle 175 infractions ont été relevées par les services de Police Judiciaire, assistés par la Brigade Nationale d’Enquêtes Vétérinaires et Phytosanitaires (BNEVP).

Pourtant, seulement 3 infractions ont été retenues par le Procureur de la République et ont été jugées hier lundi 11 février devant le Tribunal de Police d’Alès. Ainsi, le directeur de l’abattoir, seul prévenu dans cette affaire, ne risque que 3 amendes de 750 euros au maximum : la décision sera rendue le 8 avril.

Tous les « mauvais traitements » relevés par l’enquête ont quant à eux été écartés : pourtant répétés à de nombreuses reprises, les absences de contrôle de l’inconscience des animaux, les saignées tardives et les cisaillements de la gorge ne seront pas jugés.

Par ailleurs, d’après l’Association, le dossier pénal n’a été transmis aux avocates de L214 qu’après le délai de prescription de ces autres infractions, ce qui a empêché toute possibilité de poursuites par citation directe.

Face à ces entraves, l’Association a décidé de porter plainte contre l’État pour dysfonctionnement des services de la justice.

« Nous espérons ainsi faire toute la lumière sur ce scandale pour qu’à l’avenir la souffrance des animaux ne soit plus considérée comme une question dénuée d’importance. Il arrive en effet trop souvent que ces dossiers traînent dans l’indifférence générale, qu’ils soient classés sans suite, ou que les peines, déjà faibles, soient minorées par les juges. »

 

 

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