FMEJ: LES OBLIGATIONS

Le Bureau exécutif de la Fédération Marocaine des Editeurs de Journaux (FMEJ), réuni vendredi dernier à Casablanca, a exprimé son “inquiétude” vis-à-vis de la situation du secteur de la presse, écrite soit-elle ou électronique, ayant fait de sa crise croissante une question d’existence et une lutte de survie”.
Au lieu d’apporter son appui à la presse nationale et d’honorer ses engagements fixés dans le plan d’urgence, convenu avant la fin du mandat du précédent gouvernent, les autorités publiques, liées par un partenariat stratégique avec la FMEJ, ont mis en place une “mesure fiscale dangereuse, absurde et incompréhensible”, indique la Fédération dans un communiqué parvenu, lundi, à la MAP.
Ainsi, explique la même source, les autorités publiques ont procédé à l’élargissement à la presse électronique de la redevance audiovisuelle, payée pour publicité à la télévision, estimant que tous les téléphones, ordinateurs et autres sont également des écrans.En conséquence, précise la FMEJ, l’éditeur doit mensuellement payer 5% du total de ses revenus publicitaires à la Direction des impôts, avant même qu’il soit payé par le publicitaire, “ce qui porte un coup dur à la presse électronique et rend sa situation plus lamentable que son homologue écrite déjà endeuillée”, déplore la Fédération.Dans ce contexte, la Fédération fait également état de la tergiversation dans le traitement d’une revendication pressante pour la création d’un fonds du développement de la lecture, pouvant être la seule voie pour la continuité de la presse au MarocAprès avoir adopté un projet de loi en vertu duquel une partie de l’Article 72 du Code de la presse a été transférée au Code pénal sans la consultation des professionnels, ce qui constitue une première depuis des décennies, il a été procédé également à l’annonce du début de l’élaboration d’un autre projet de loi pénalisant la diffusion de fausses nouvelles, communément appelées les fake-news, sachant que l’Article 72 transféré au Code pénal concerne principalement les fake-news, fait savoir la Fédération.Cette Ainsi, le Bureau exécutif de la FMEJ a décidé de consacrer une journée nationale à la presse nationale écrite et électronique, et se réserve “toutes les formes adéquates” pour défendre la continuité d’une “presse indépendante, libre et responsable, en mesure de promouvoir son rôle sociétal, et capable de supporter les charges de production du contenu et de préserver la dignité des journalistes et de l’ensemble du personnel du secteur”, conclut le communiqué.

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