BREXIT OU PAS, THERESA MAY EST ENTRE LE MARTEAUX ET L’ENCLUME D’UNE EU EN ATTENTE

Theresa May réunit lundi matin son gouvernement à l’entame d’une semaine stratégique pour le Brexit, qui pourrait voir le Parlement britannique dicter ses desiderata sur le processus de sortie de l’UE face à une Première ministre aux abois.

Cette semaine aura également une forte valeur symbolique pour les partisans du Brexit, puisque c’est vendredi, le 29 mars, à 23H00 GMT, que le Royaume-Uni aurait théoriquement dû quitter le giron de l’Union européenne, un peu moins de trois ans après le référendum du 23 juin 2016.

Mais faute d’avoir pu rallier les députés britanniques derrière l’accord de divorce qu’elle a péniblement négocié avec Bruxelles, Theresa May s’est vu contrainte de demander aux dirigeants de l’UE un report de cette échéance historique, fixée désormais au 12 avril au plus tôt, date qui doit encore être validée par le Parlement.

Considérablement affaiblie par cette séquence, la dirigeante britannique hésite désormais à représenter immédiatement ce Traité de retrait de l’UE, destiné à mettre en œuvre un Brexit en douceur, au vote des députés. D’autant que ces derniers l’ont déjà recalé à deux reprises.

« Nous le représenterons quand nous serons sûrs d’avoir (le soutien nécessaire) », a souligné dimanche le ministre chargé du Brexit, Steve Barclay, sur la BBC.

Un troisième rejet du texte pourrait être le coup de grâce pour une Theresa May en pleine crise d’autorité

Anticipant de leur côté un possible rejet de l’accord de Brexit, les dirigeants de l’UE ont eux donné à Mme May le choix:

Soit l’accord est voté et le Royaume-uni effectue une sortie ordonnée de l’UE, avec un court report fixé au 22 mai.

Soit l’accord est rejeté et Londres aura jusqu’au 12 avril pour décider d’organiser des élections européennes, et demander un nouveau report.

Sinon, ce serait une sortie sans accord, et sans transition, un scénario redouté par les milieux économiques.

Les députés britanniques doivent s’exprimer mercredi 20 juin sur leur rôle dans les négociations entre le Royaume-Uni et l’Union Européenne. Theresa May veut bénéficier d’une importante marge de manœuvre; AFP

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