FRANCE/EUROPE : TRAUMATISANT,ÉDIFIANT ET IRRESPONSABLE. DÉCOUVREZ LA VIE CRUELLE DE VEAUX NOURRISSONS

L214 et Eyes on Animals dévoilent aujourd’hui une nouvelle enquête sur le transport des veaux nourrissons à travers l’Europe : ces très jeunes veaux, issus de l’industrie laitière et âgés de quelques semaines, sont envoyés dans des Centres d’engraissement à plus de 50 heures de route de leur lieu de naissance.

Pour obtenir ces images, les Associations ont pris en filature des camions chargés de veaux depuis l’Irlande jusqu’aux Pays-Bas en passant par la France.

Les images sont édifiants : les veaux, assoiffés, essayent de laper l’eau qui s’écoule des parois des camions lorsqu’il pleut ; ils sont affamés, confinés et entassés les uns sur les autres. Au total, le voyage aura duré plus de 50 heures ! Un voyage extrêmement éprouvant, pour ces veaux qui viennent à peine de naître.

Les veaux sont victimes de nombreux actes de maltraitance et de cruauté. Alors qu’ils sont déchargés pour une pause au Centre de transit de Tollevast, près du Port de Cherbourg, ils sont manipulés avec une grande violence.

Les images montrent des veaux saisis par les oreilles et traînés jusqu’aux mangeoires. D’autres sont violemment jetés au sol. Beaucoup se voient asséner des coups de bâton tandis que certains reçoivent des coups de pied. Un employé saute même à pieds joints et à plusieurs reprises sur un veau qu’il a projeté au sol.

Les images montrent aussi un veau estropié, se traînant à l’aide de ses pattes avant pour se déplacer, après avoir reçu des coups.

Après une douzaine d’heures dans ce Centre, les veaux sont rechargés dans les camions et transportés jusqu’au Centre d’engraissement, situé aux Pays-Bas. Ils y passeront le reste de leur vie, soit quelques mois, d’abord dans des cases individuelles puis dans des enclos, toujours enfermés et sans litière. Ils ne reverront la lumière du jour que lorsqu’ils seront amenés à l’abattoir.

En 2018, plus de 1 300 000 veaux nourrissons ont ainsi traversé les frontières européennes. Pour la plupart, ils sont issus de l’industrie laitière.

Arrachés à leur mère dès leur naissance, ils vivent l’enfer jusqu’à l’abattoir, car pour produire du lait, les vaches sont forcées de donner naissance à un veau chaque année. La plupart des femelles connaissent le même sort que leur mère en devenant des vaches laitières.

Considérés comme des déchets, les veaux mâles, eux, sont vendus pour quelques dizaines d’euros à des engraisseurs qui les « valorisent » en commercialisant leur chair.

L214 et Eyes on Animals portent plainte pour actes de cruauté contre le Centre de transit de Tollevast.

Mais au-delà du respect de la réglementation en vigueur, le transport des animaux non sevrés doit être purement et simplement aboli.

Les deux Associations, exigent donc l’interdiction du transport de ces animaux nourrissons.

Il est évident qu’on pourrait toujours remplacer les produits laitiers par des alternatives végétales.

 

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