Le Nobel de littérature fête ses nouveaux lauréats

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Avec la remise, jeudi à Stockholm, des Prix Nobel de littérature 2018 et 2019, cette prestigieuse distinction aura célébré ses 116ème lauréats, depuis son lancement en 1901, conformément au testament d’Alfred Nobel stipulant qu’une partie de sa fortune aille à “la personne qui aurait produit dans le domaine de la littérature l’œuvre la plus remarquable dans une direction idéale”.

Reporté l’année dernière, le prix Nobel de littérature 2018 a été attribué à l’auteure polonaise Olga Tokarczuk « pour un imaginaire narratif qui, avec une passion encyclopédique, représente le franchissement des frontières en tant que forme de vie », a motivé l’Académie suédoise.

Le prix Nobel de littérature 2019 est attribué à l’auteur autrichien Peter Handke « pour une œuvre influente qui, avec une ingéniosité linguistique, a exploré la périphérie et la spécificité de l’expérience humaine ».

Le prix Nobel de littérature n’a pas été décerné à sept reprises, en 1914, 1918, 1935, 1940, 1941, 1942, et 1943, c’est-à-dire essentiellement durant la période des deux guerres mondiales.

Contrairement à d’autres catégories où le partage des prix est un phénomène plus fréquent, le Nobel de littérature n’a été remis ex-aequo que quatre fois (1904, 1917, 1966 et 1974).

Au total, ce Prix a été décerné à 114 lauréats de 1901 à 2017, alors que sa remise en 2018 a été reportée d’une année, après le scandale ayant ébranlé l’image de l’Académie suédoise.

La moyenne d’âge des lauréats est de 65 ans, le plus jeune étant l’écrivain britannique Rudyard Kipling qui a obtenu le prix en 1907 à l’âge de 41 ans, alors que sa compatriote Doris Lessing, la plus âgée, avait 88 lorsqu’elle reçut le prix en 2007.

Au total, 14 femmes ont été consacrées depuis 1901, la première étant l’écrivaine suédoise Selma Lagerlöf en 1909, soit cinq ans avant son élection à l’Académie suédoise.

Sur l’ensemble des lauréats, deux seulement ont décliné le prix, en l’occurrence Boris Pasternak (1958), poussé à le faire par les autorités soviétiques à l’époque, et le Français Jean-Paul Sartre (1964), constamment habitué à décliner les honneurs officiels.

La répartition selon la langue d’écriture des lauréats, dont aucun n’a obtenu le prix plus d’une seule fois, fait ressortir une prédominance de l’anglais (29 lauréats), le français (14), l’allemand (13), l’espagnol (11), le suédois (7) et l’italien (6), le russe (6), le polonais (4), le norvégien (3), le danois (3), le grec (2) et le japonais (2).

L’Egyptien Najib Mahfouz (1911/2006) est le seul écrivain en langue arabe à avoir remporté le prix Nobel de littérature en 1988.

Le genre littéraire le plus dominant est la prose, puisque 77 lauréats ont été primés pour leurs œuvres dans ce genre.

La médaille Nobel de littérature a été conçue par le sculpteur et graveur suédois Erik Lindberg et représente un jeune homme assis sous un laurier qui, enchanté, écoute et écrit la chanson de la Muse.

Le Prix Nobel de littérature 2017 a été décerné à l’écrivain britannique d’origine japonaise Kazuo Ishiguro pour avoir « révélé l’abîme sous notre illusoire sentiment de confort dans le monde », selon l’Académie suédoise.

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